L’Ile-de-France passe au ‘Zéro Phyto’

Le 19 mars 2019 par Stéphanie Senet
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62% des communes franciliennes n'utilisent plus aucun pesticide pour leurs espaces verts
62% des communes franciliennes n'utilisent plus aucun pesticide pour leurs espaces verts

 

67% des communes franciliennes n’utilisent plus aucun pesticide chimique pour leurs espaces extérieurs, selon un indicateur publié ce 19 mars par l’Agence régionale de la biodiversité (ARB-IDF).

 

C’est un grand bond en avant qui ne se voit guère à l’œil nu. En mars 2019, 67% des communes franciliennes ayant répondu à l’ARB-IDF (690 communes sur 1.268 [1]) déclarent avoir atteint le zéro pesticide dans les espaces publics contre 22% seulement en mars 2016 et 10% en mars 2012. Ces collectivités ont aussi abandonné toute molécule chimique dans les cimetières et les terrains de sport, exemptés de l’interdiction entrée en vigueur au 1er janvier 2017 (loi Labbé).

Bienfaits multiples

L’agence régionale, qui a créé en 2011cet indicateur ‘Objectif zéro pesticide en Ile-de-France', en se basant sur des déclarations volontaires ainsi que sur les données des agences de l’eau, des parcs régionaux et des associations, se réjouit d’une telle mobilisation. «L’arrêt total de l’usage des pesticides permet aux collectivités de protéger la santé des agents et des habitants mais aussi de l’environnement, la biodiversité, les sols, la qualité de l’air et de l’eau», affirme-t-elle.

32% des communes en transition

Parmi les autres communes ayant répondu à l’enquête, 24% d’entre elles affirment utiliser encore des pesticides chimiques dans les cimetières et les terrains de sport, 8% déclarent être en cours de changement et 1% poursuivent leur usage habituel.

Cimetières végétalisés

Les cimetières restent un point noir, selon Jonathan Flandin, l’auteur de l’étude. Dans cet univers très minéral, les mauvaises herbes se voient et restent difficiles à accepter par le grand public. «Beaucoup de communes ont trouvé une solution en les végétalisant. De plus en plus, elles enherbent les allées», explique-t-il. Quant aux pelouses sportives, le problème vient de l’exigence des fédérations, surtout de sport à haut niveau. La dernière ligne d’en-but?

 

Piqûre de rappel / La loi Labbé[1] interdit depuis le 1er janvier 2017 l’utilisation de produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades et voieries. Les produits de biocontrôle, à faibles risques et autorisés en agriculture biologique, restent autorisés.
 


[1] du nom du sénateur du Morbihan Joël Labbé, ex-écologiste, rattaché RDSE



[1] Soit 54% des communes au total d’Ile-de-France



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