L'Ile-de-France lutte contre la chrysomèle

Le 24 août 2005 par Claire Avignon
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champs mais
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Suite à la détection de la chrysomèle en Ile-de-France, les pouvoirs publics ont mis en place un système d'éradication de l'insecte qui s'attaque aux plantations de maïs. Avec un traitement à part pour une exploitation labellisée Agriculture biologique.

Depuis juillet, 4 foyers de chrysomèle des racines du maïs ont été découverts grâce au système de détection qui comprend plus de 630 pièges à base de phéromones répartis dans toute l'Ile-de-France: à Gouvernes (Seine-et-Marne), à Corbeil-Essonne et Guibeville (Essonne), et à Thivernal Grignon (Yvelines). Depuis, comme chaque fois depuis la première apparition du coléoptère en 2002, des arrêtés préfectoraux ont été pris, qui mettent en place la même procédure: création d'une zone focus (5 kilomètres autour du lieu de découverte), d'une zone de sécurité (10 kilomètres) et d'une zone tampon (30 kilomètres). Un traitement insecticide à base de deltaméthrine et une rotation des cultures (1 année de maïs sur 3) sont alors obligatoires ou recommandés, selon la zone.

Cette année, une parcelle bio fait exception. L'exploitant de 44 hectares de maïs bio s'est inquiété car les pulvérisations de l'insecticide auraient conduit à son déclassement. «Après avoir discuté avec lui, nous avons convenu d'utiliser de la Roténone, dont le profil toxicologique est moins intéressant pour la chrysomèle, mais qui est accepté par l'agriculture bio», explique Catherine Geslain-Laneelle, directrice régionale de l'agriculture et de la forêt (Draf) d'Ile-de-France.

Si le cas de l'agriculture bio a pu être résolu, des associations environnementales soulèvent d'autres inquiétudes, particulièrement en ce qui concerne la santé des riverains. «Les populations locales vont être exposées, notamment par voie respiratoire!», s'indigne le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) dans un communiqué de presse. Ce que réfute la Draf. «Des précautions sont prises. Le traitement insecticide par hélicoptère se fait au ras des parcelles concernées, indique Catherine Geslain-Laneelle. En outre, le maire informe la population 48 heures auparavant pour éviter qu'un centré aéré, par exemple, se retrouve à proximité.»

Le MDRGF estime en outre qu'il faut interdire la monoculture du maïs. La rotation des cultures, qui permet de s'assurer que les larves non éradiquées ne vont pas survivre les années suivantes, est obligatoire pour les zones focus et de sécurité, mais pas pour la zone tampon. «Notre double système fonctionne bien puisque nous ne sommes pas débordés par la chrysomèle, estime la directrice régionale de l'agriculture et de la forêt. Pour l'instant, les récoltes restent normales, sans perte économique. Le traitement insecticide est nécessaire. Mais pour améliorer encore notre processus, nous envisageons de rendre obligatoire la rotation des cultures dans la zone tampon.» En effet, cette année, Gouvernes, l'un des lieux infestés, se trouvait dans la zone tampon de Roissy, un foyer de 2004 où l'on n'a pas encore détecté de coléoptères cette année. Ce qui n'empêchera pas que l'Ile-de-France reste une région à haut risque, du fait de la présence de 2 aéroports et d'un réseau routier dense, 2 moyens de transport appréciés par la chrysomèle.




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