L’Ile-de-France finance l’information sur les perturbateurs endocriniens

Le 17 octobre 2013 par Marine Jobert
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Les canards du bain sont-ils à bannir?
Les canards du bain sont-ils à bannir?
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Quel est le rapport entre un godemichet, les perturbateurs endocriniens (PE) et le conseil régional d’Ile-de-France? La commission permanente du CR a voté, ce 17 octobre à l’unanimité, une enveloppe de 89.075 euros pour financer 5 projets qui vont permettre de diffuser auprès du grand public et des professionnels de santé ou de la petite enfance des informations sur les PE. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la prévention des risques liés aux PE, devenue grande cause régionale de l’année 2013 pour la région Ile-de-France grâce au travail de Laure Lechatellier, vice-présidente du conseil régional en charge de la santé. «Les PE sont un sujet émergent pour le grand public, et même pour certains élus. Mais si on leur explique, par exemple, les risques des PE sous l’angle du déclenchement précoce de la puberté chez les petites filles, on voit bien que ça leur parle, quelle que soit leur formation politique», explique l’élue écologiste au Journal de l’environnement.

Seule la moitié de l’enveloppe qui avait été consentie à l’appel à projets -200.000 euros- sera consommée. «Ce sont des associations récentes sur des thématiques émergentes, constituées de bénévoles qui n’ont pas encore l’habitude d’aller chercher les financements, -lesquels n’existaient pas jusqu’ici sur ces thématiques», explique Laure Lechatellier, se félicitant que tous les publics soient couverts par les projets retenus.

 

Et les gagnants sont…

L’association Respire –spécialisée dans la lutte contre la pollution atmosphérique- a concentré son projet sur les diffusions des PE sans qu’un contact matériel tactile soit nécessaire. Le campus de cancérologie de Villejuif propose des campagnes d’information sur les PE et le cancer, mais aussi la fertilité, le développement, les troubles du métabolisme ou du comportement, voire le système immunitaire. L’association UFC-Que Choisir 93 s’est davantage axée sur l’information des acteurs du social, de la santé et de l’environnement, afin de développer un réseau de personnes relais formées aux PE, pour mener des actions de prévention et de sensibilisation. Générations Futures s’intéresse à l’enfant in utero, par le biais de l’analyse de l’imprégnation chimique de femmes en âge de procréer. Il s’agit concrètement de réaliser un instantané de la contamination par les PE grâce à l’analyse de leurs cheveux.

 

Sex toys et PE

Une dernière initiative, portée par le collectif de l’Appel de la jeunesse, vise à sensibiliser les étudiants à ces thématiques qui, de prime abord, peuvent être considérées comme «anxiogènes, démoralisatrices ou culpabilisantes». La campagne «Let’s talk about sex»[1], qui balaie 6 thématiques environnementales (nanomatériaux, pesticides, PE, organismes génétiquement modifiés, additifs alimentaires et radiofréquences) se décline en saynètes humoristiques. Comme celle qui lie plaisirs solitaires, préservatifs et PE. «Dans les sex toys et dans les préservatifs lubrifiés, il y a des phtalates et des parabens, qui sont des PE avérés», explique Timothée Elkihel, 25 ans.

En novembre, l’Appel de la jeunesse va publier les 7 commandements de l’éco-orgasme… ou comment adopter des gestes sains pour son corps et pour son partenaire. Tout un programme!



[1] «Parlons de sexe».

 



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