L’Hyperloop, une alternative à l’A45

Le 08 juin 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pour l'ancien DIDD Christian Brodhag, l'Hyperloop est une alternative crédible à l'autoroute.
Pour l'ancien DIDD Christian Brodhag, l'Hyperloop est une alternative crédible à l'autoroute.
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Ancien délégué interministériel au développement durable, Christian Brodhag a fait plancher ses élèves de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne sur un projet inédit: relier Saint-Etienne à Lyon par un système de navettes sous vide, permettant de relier les deux pôles de la conurbation en 8 minutes. Réaliste? L’ancien leader écologiste rhônalpin nous en dit plus.

 

D’où vient cette idée de construire ce super train entre Saint-Etienne et Lyon?

Je suis à l’affût des techniques nouvelles. Et quand Elon Musk a présenté son projet d’Hyperloop pour relier Los Angeles à San Francisco plus rapidement qu’en avion, j’ai pensé que l’on pourrait utiliser cette technologie ici.

Où en est le projet stéphanois?

J’ai demandé à plusieurs de mes étudiants de l’Ecole des Mines de faire une première étude de faisabilité. Leurs premières conclusions sont encourageantes. Au vu des technologies disponibles, nous pourrions construire un système de navettes propulsées par un moteur à induction linéaire. Ces véhicules circuleraient dans des tubes sous vide, ce qui leur permettrait d’atteindre une vitesse de croisière de 400 km/h, de quoi relier les centres villes de Saint-Etienne et de Lyon en 8 minutes.

Financièrement, c’est jouable?

Le montant de notre premier devis est de 700 millions d’euros, soit la moitié du budget prévu pour l’autoroute A 45. L’investissement serait totalement finançable par la vente des billets. Pas besoin d’endetter la région, comme avec l’autoroute. Economiquement, le bilan pourrait être encore meilleur si, comme le propose Elon Musk, on couvre les deux tubes de panneaux photovoltaïques, qui fourniraient une bonne partie de l’énergie consommée. C’est donc un vrai projet de substitution à la voiture.

Technologiquement, c’est à notre portée?

Toutes les technologies nécessaires sont déjà sur l’étagère. Pas besoin d’attendre de ruptures technologiques. En revanche, ces technologies n’ont jamais été assemblées entre elles. Il faudra tâtonner pour résoudre les inévitables problèmes de mise au point qui se poseront à nous.

Quelles suites donner à cette étude?

Nous sommes en rapport avec deux des trois entreprises qui travaillent sur les Hyperloops: Hyperloop Transportation Technologies et TransPod, une entreprise canadienne dirigée par deux Français. Maintenant, nous entrons dans une phase de lobbying pour intéresser le maximum de parties prenantes: élus, industriels.

 

Lyonnais. Les élus lyonnais prennent le projet stéphanois au sérieux. Interrogé par le JDLE, Bruno Charles, vice-président du Grand Lyon propose d’étudier toutes les alternatives à l’A 45: «Un projet carboné du siècle dernier». Deux projets sont notamment cités: l’Hyperloop de Christian Brodhag et Supraways, un système de cabines suspendues circulant à grande vitesse.


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