L’hydrolien français torpillé

Le 09 janvier 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Sabella, seule en piste pour le prochain appel d'offres hydrolien ?
Sabella, seule en piste pour le prochain appel d'offres hydrolien ?
Sabella

Engie et EDF ont été trahis par leurs fournisseurs.

 

Les énergéticiens tricolores vont devoir revoir à la baisse leurs ambitions en matière de production d’électricité à partir des courants marins. General Electric (ex-Alstom Power) vient d’arrêter le développement de l’hydrolien, révèle le site des Echos. Dans le domaine des énergies marines, la filiale française du conglomérat américain préfère se concentrer sur l’éolien, posé et flottant.

GE stoppe les machines

Conséquence de cette décision unilatérale: les hydroliennes Oceade ne seront pas produites. Au grand dam d’Engie qui prévoyait de mettre à l’eau 4 de ces machines de 1,4 mégawatts électriques (MWe) de capacité unitaire, au large du cap de La Hague, dans le cadre de son projet Nepthyd. Lauréat de l’appel à manifestations d’intérêt lancé par l’Ademe en 2013, le projet hydrolien d’Engie tombe à l’eau, définitivement.

Corrosion sous la mer

Il ne sera peut-être pas le seul. L’autre vainqueur de l’AMI, EDF, connaît aussi quelques déboires avec ses prototypes. DCNS Energie, leur constructeur, vient de se rendre compte que le système de fixation des hydroliennes Open Hydro ne répond pas aux préconisations du cahier des charges. Pis: il se corrode. Les deux machines immergées par EDF au large de Bréhat et Paimpol vont donc être remontées à la surface pour être réparées. Pas de nouvelle plongée prévue avant l’été prochain.

Les malheurs des géants de l’énergie font le bonheur d’un petit producteur d’hydroliennes: Sabella. La PME quimpéroise, dont la turbine immergée à quelques encablures de l’île d’Ouessant a connu quelques problèmes techniques et informatiques, pourrait être la seule en lice lors du prochain appel d’offres énergies marines, que le gouvernement devrait publier au printemps.

Quoi qu’il en soit, la France aura désormais bien du mal à atteindre l’objectif fixé par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE): mettre en service entre 200 et 2.000 MWe d’énergies marines d’ici à 2023.

 



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