L'héritage environnemental des JO 2012

Le 28 juillet 2005 par Charlotte Monégier
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Village_04
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Les points forts du dossier de candidature de la ville de Paris aux JO 2012 résidaient dans sa démarche de développement durable. Malgré son échec, des projets sont maintenus: un bon point pour l'environnement.


Le 6 juillet, Paris apprenait son échec à la candidature des Jeux olympiques (JO) 2012. Un dossier épais avait été constitué, concernant en partie l'aménagement des infrastructures dans le respect de l'environnement. Ce rapport, remis au Comité international olympique (CIO), concluait que «dans l'ensemble, ces mesures environnementales sont complètes, innovatrices et intégrées aux différentes phases de la planification et des opérations». Les deux points forts de la candidature portaient sur l'analyse environnementale détaillée et déjà effectuée de tous les sites ainsi que sur le bilan neutre en émissions de gaz à effet de serre. Aujourd'hui, certains de ces projets d'urbanisme sont abandonnés. Ainsi, les infrastructures qui devaient être construites Porte de la Chapelle ne verront pas le jour. Il devait y avoir, entre autres, un dôme certifié «NF Bâtiment tertiaire – Démarche HQE», certification portant à la fois sur le système de management de l'opération et sur la qualité environnementale du bâtiment. Celui-ci devait accueillir les compétitions de gymnastique et aurait été par la suite transformé en salle de spectacle et de loisirs. Le manque de moyens financiers est l'une des raisons de cet abandon, mais ce n'est pas la seule. Cette grande salle de sport devait en effet être implantée entre le périphérique et l'autoroute A1: la pollution atmosphérique du lieu et l'accès difficile pour les piétons, vélos et transports en commun, ont attisé la colère des associations écologistes. Idem pour la nouvelle salle couverte de Roland Garros, qui devait amputer une partie du bois de Boulogne, au grand mécontentement des associations de voisinage. Et pourtant, elle aussi devait satisfaire aux exigences environnementales de la norme HQE.

«D'autres installations prévues pour ces JO vont être retardées, mais tout de même réalisées» assure Jérôme Dubus, adjoint au maire du XVIIe arrondissement, chargé de l'urbanisme et des grands projets. Le quartier des Batignolles devait accueillir le village olympique. «Ce projet comptait 45 hectares à urbaniser et, là encore, en suivant une démarche HQE», reprend Jérôme Dubus. Ce site n'aurait dégagé aucune émission de CO2 et aurait pu s'auto-alimenter en énergie grâce à l'implantation de panneaux solaires et l'installation d'usines de valorisation de biomasse. Mais le budget manque. «Une partie du projet a tout de même été conservée, affirme Jérôme Dubus, ce quartier devant de toute manière être réaménagé». Dix hectares ont été rachetés par la ville de Paris et, dès septembre 2005, la moitié de ce terrain servira à la construction d'une école polyvalente, d'une résidence étudiante et d'un parking de 400 places, aux normes HQE. D'autres projets d'urbanisme sont, quant à eux, maintenus dans leur totalité. La base nautique d'Auvers-sur-Oise, par exemple, sera bâtie dans le respect de l'environnement puisque sa rivière artificielle sera alimentée en eau vive. La piscine olympique d'Aubervilliers verra le jour en 2010, avec le retraitement des eaux prévu par le rapport rendu au CIO. Enfin, Saint-Quentin-en-Yvelines sera doté d'un nouveau vélodrome, répondant là encore aux exigences d'une certification HQE.




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