L'explosion du transport fluvial

Le 13 juillet 2005 par Charlotte Monégier
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transport fluvial
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Le 7 juin dernier à l'Assemblée nationale, le ministère des transports a rappelé les objectifs et les moyens de Voies navigables de France (VNF) pour améliorer le transport fluvial.


Le 7 juin dernier à l'Assemblée nationale, le député Jérôme Rivière (UMP) a demandé à Dominique Perben, ministre chargé des transports, d'expliquer les mesures prises par le gouvernement pour développer le transport fluvial. L'Etat et VNF ont conclu un contrat d'objectifs et de moyens le 16 novembre 2004 pour la période 2005-2008, dont la priorité est la modernisation de ce moyen de transport, afin d'augmenter le trafic. Pour cela, l'accompagnement des transporteurs se fait de façon technique, économique et logistique. VNF veille à répondre à leurs besoins et à suivre leurs nouveaux projets, en les aidant, par exemple, à investir dans certains équipements jusqu'à 25% de leur prix d'achat. D'autres aides financières peuvent aussi être accordées, pour moderniser la cale ou pour effectuer le maximum d'économies d'énergie. Pour aller plus loin encore, des études vont être menées sur le terrain pour améliorer les services de VNF: «la conquête de trafic est un engagement essentiel que nous avons pris avec l'Etat», explique Jérôme Baudy, adjoint au responsable de l'antenne du Havre de VNF.

Pour mener à bien ces objectifs, VNF dispose d'un budget annuel d'investissements de l'ordre de 200 millions d'euros. Tout cela n'aurait pas été décidé si le trafic fluvial n'avait pas progressé: en 2004, il a connu une croissance de 5,5% en tonnes-kilomètres (7,27 milliards de tonnes-kilomètres) et de 5,9% en tonnage (57,9 millions de tonnes). Les deux parts de marché les plus importantes sont les céréales et les matériaux de construction (50% du trafic national). Mais la hausse des prestations la plus significative est liée aux transports de conteneurs (50.000 par an naviguent sur la Seine, par exemple) et de produits chimiques et pétroliers, des secteurs réputés pour leurs chaînes logistiques relativement complexes. En 1994, ils concouraient tous deux pour 4,9% des prestations. Ils détiennent aujourd'hui une part relative de 12,7%. «VNF a également d'autres ambitions, reprend Jérôme Baudy, nous développons ainsi le transport des déchets». Par exemple le Syndicat d'évacuation des déchets du Havre (Sedh) a construit une voie d'eau entre son centre de tri et son usine de traitement des déchets pour les transporter. Le transport fluvial est donc prometteur. Il peut absorber un important trafic de marchandises, tout en assurant une desserte de proximité, au coeur même des agglomérations.




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