L’exploitation des fonds marins se précise au large de la Papouasie

Le 28 avril 2014 par Stéphanie Senet
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L'une des faramineuses machines d'extraction pèse 310 tonnes
L'une des faramineuses machines d'extraction pèse 310 tonnes

La Papouasie Nouvelle-Guinée a autorisé, le 24 avril, l’exploitation de ses fonds marins par une société canadienne, Nautilus Minerals, à la recherche de nodules polymétalliques.

Ce projet, qui vise l’extraction de nodules riches en cuivre et en or, entre autres métaux précieux, à une profondeur de 1.500 mètres, est né dans les années 1990. Il a opposé, pendant plusieurs années, l’entreprise au gouvernement de Papouasie Nouvelle-Guinée quant à sa réalisation.

L’accord trouvé le 24 avril prévoit une participation progressive de l’Etat dans la mine à hauteur de 15%, puis à nouveau 15% dans les 12 prochains mois. Son financement est fixé à 120 millions de dollars (86,5 M€).

La mine, appelée Solwara 1, sera creusée par une flotte de machines robotisées, dont la plus importante, pesant 310 tonnes, vient d’être fabriquée au Royaume-Uni par l’entreprise Machine Dynamics. L’objectif est de fracturer la couche supérieure du plateau marin, puis d’en extraire le minerai. Ce projet ne démarrera probablement pas avant 5 ans, car un navire spécifique doit encore être construit par Nautilus Minerals pour piloter l’opération.

 

Des impacts totalement méconnus

Plusieurs associations écologistes ont fortement critiqué ce projet au nom des dommages irrémédiables qui seront causés à la biodiversité. La surface visée représente l’équivalent de 10 terrains de football. Elle est située dans la mer de Bismarck, entre le sud-ouest de l’océan Pacifique et le nord de la Papouasie Nouvelle-Guinée.

Seulement 3% des océans et 1% des eaux internationales sont protégés. C’est pourquoi ce sont les espaces les plus vulnérables de la planète. «La menace d’une exploitation minière des fonds marins, jusqu’ici jugée irréalisable, se précise. Or aucune cartographie ni exploration de la faune et des biosphères marines n’ont encore été réalisées. Il est donc urgent de mettre en place un réseau de réserves océaniques au niveau mondial», préconise Richard Page, chargé de campagne Océans à Greenpeace.

19 licences de prospection ont déjà été accordées par l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM).

 

 



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