L’Europe s’attaque au gaspillage alimentaire

Le 19 janvier 2012 par Stéphanie Senet
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Le Parlement européen a voté, le 19 janvier, une résolution appelant à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025 et à améliorer l’accès aux aliments des personnes démunies.

 
179 kilogrammes par an. Voilà ce que représente, en moyenne, le gaspillage alimentaire d’un citoyen européen.
 
Au total, l’Union européenne jette chaque année 89 millions de tonnes de déchets alimentaires. Et si rien n’est fait, une hausse de 40% est prévue pour 2020, selon une étude publiée par la Commission européenne.
 
« La question la plus importante à l'avenir sera de répondre à la demande croissante de produits alimentaires. Nous ne pouvons nous permettre plus longtemps de rester dans l'inaction, alors que des aliments sains et comestibles sont jetés à la poubelle. Il s'agit d'un problème éthique, mais également économique et social, avec d'énormes implications sur l'environnement», a déclaré le rapporteur Salvatore Caronna avant le vote.
Dans leur résolution, les députés ont ciblé plusieurs pistes d’action: des campagnes de sensibilisation aux niveaux national et européen, des cours d’éducation alimentaire, l’échange de bonnes pratiques, sans oublier l’inévitable recours à une année européenne dédiée à la question, qui pourrait se caler en 2014.
 
Le texte propose également d’indiquer, sur les emballages, une double date de péremption. La date-limite de vente s’ajouterait à la date-limite de consommation, pour éviter la mise sur le marché de produits rapidement périssables, sources de gaspillage.
 
Des produits proches de la péremption ou endommagés devraient par ailleurs pouvoir être vendus au rabais, pour les rendre plus accessibles aux personnes démunies, demandent les députés.
 
Pour que les institutions et les collectivités participent à cette lutte, le Parlement suggère que les règles de passation des marchés publics de restauration et d’hôtellerie soient revues. De nouvelles dispositions pourraient ainsi favoriser le recours à des sociétés utilisant des produits locaux et redistribuant gratuitement leurs invendus aux personnes démunies ou aux banques alimentaires.
 
A noter que le gaspillage le plus important est issu des ménages (42%), suivi par l’industrie agroalimentaire (39%), la restauration (14%) et les détaillants (5%).
 


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