L’Europe propose 2 à 15 milliards d’euros par an pour les pays pauvres

Le 14 septembre 2009 par Sonia Pignet
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La semaine dernière, la Commission européenne a présenté des orientations visant à augmenter le financement international destiné à aider les pays en développement à lutter contre les changements climatiques. En optant pour un financement par les pays industrialisés et les pays en développement les plus riches au prorata de leur part de responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre et de leur capacité contributive, la contribution de l’Union européenne serait comprise entre 2 et 15 milliards d’euros par an d’ici 2020.

Dans un communiqué, le président de la Commission José Manuel Barroso à déclaré: «A moins de 90 jours du sommet de Copenhague, nous devons progresser sensiblement dans ces négociations. C’est pourquoi la Commission présente aujourd’hui la première proposition significative concernant les possibilités de financement de la lutte contre le changement climatique. Les montants concernés sont potentiellement élevés, et à la fois ambitieux et justes».

Un point sur lequel ni les associations environnementales ni les Verts européens ne sont d’accord. Si tous s’accordent sur le besoin (de l’ordre de 100 milliards d’euros par an d’ici 2020 selon la Commission, 110 selon associations), la réponse diffère. D’après le Réseau action climat (RAC), «le soutien financier public à apporter aux pays en développement pour la réduction de leurs émissions et leur adaptation doit être au minimum de 35 milliards d'euros par an d'ici 2020», indique Karine Gavand, de Greenpeace France.

De son côté, l’eurodéputé vert Luxembourgeois Claude Turmes a déclaré à Reuters: «l'Europe est prête à consacrer au défi climatique des pays en développement entre 2 et 15 milliards d'euros par an, quand les experts de la société civile et le Parlement européen en demandent au moins 30 (…). En nous abreuvant de chiffres, la Commission semble vouloir nous perdre pour masquer la réalité».

Le Parlement européen et le Conseil doivent prochainement examiner les grands principes exposés dans la communication de la Commission, pour tenter de se mettre d’accord sur une position à défendre lors du sommet de Copenhague dans moins de trois mois.


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