L‘Europe pêchera moins en mer Baltique

Le 15 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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A Paris, Extinction Rebellion manifestait aussi contre la surpêche.
A Paris, Extinction Rebellion manifestait aussi contre la surpêche.
VLDT

 

Le Conseil des ministres européens de la pêche a adopté, ce 15 octobre, les totaux admissibles de capture en 2020 des dix principaux stocks de poissons en mer Baltique.

Lors d’une de ses ultimes conférence de presse, le commissaire européen en charge de la pêche Karmenu Vella a assuré que ces TAC respectaient le rendement maximum durable (RMD) de six stocks sur dix.

UK vs. PAC. La France a réclamé, le 14 octobre à Luxembourg, le maintien du budget de la politique agricole commune (PAC) au-delà de 2020. Une demande soutenue par 16 autres Etats européens. La PAC est en effet visée par les coupes budgétaires proposées par la Commission dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027 pour compenser la perte des ressources britanniques.

Préoccupant, le stock de cabillaud oriental voit son TAC réduit à 2.000 tonnes, contre 24.112 tonnes en 2019. Ce qui limite les captures aux prises accessoires. Pour mémoire, la Commission européenne avait décidé, en juillet, de fermer la pêche jusqu’à la fin 2019 dans une majeure partie de la mer Baltique. Le cabillaud occidental est pour sa part limité un TAC de 3.806 tonnes, en baisse de 60% par rapport à l’an dernier.

5 poissons par jour

Cette espèce est par ailleurs visée par d’autres mesures spécifiques: pêche récréative restreinte à 5 poissons par personne et par jour et fermetures temporaires dans plusieurs zones de pêche.

Quant aux autres stocks, le TAC du hareng de Botnie est réduit de 27% (65.018 tonnes), du hareng central de 10% (153.384 tonnes) et du hareng occidental de 65% (3.150 tonnes). En baisse également celui du sprat (210.147 tonnes, -22%) et de la plie (6.894 tonnes, -32%). Seul le TAC du saumon est quasiment stabilisé (86.575 tonnes, -5%), tandis que celui du hareng de Riga augmente (34.445 tonnes, +11%).

préserver les stocks

Ces décisions s’avèrent insuffisantes pour préserver les stocks, déplorent les ONG. «Les avis scientifiques indiquent clairement que les TAC du cabillaud doivent être proches de zéro. Ce qui signifie que les ministres maintiennent une surexploitation des stocks», affirme Ottilia Thoreson, directeur du programme Baltique au WWF.

 

 

 



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