L’Europe mobilise ses énergies

Le 21 juillet 2006 par Agnes Ginestet
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Drapeau europe
Drapeau europe

Ce programme contribue à atteindre les objectifs fixés dans le protocole de Kyoto et à instaurer la stratégie énergétique de l’Union européenne. Son nom: Energie Intelligente Europe (EIE).

Pour limiter les émissions de gaz à effet de serre dues au transport et au secteur de l’énergie et améliorer son efficacité énergétique, l’Union européenne met en place depuis quelques années une stratégie de valorisation des énergies renouvelables et de réduction des consommations énergétiques: le 20 juillet, à travers le programme cadre sur l’énergie de 1998-2002, et aujourd’hui avec l’EIE qui concerne la période 2003-2006.
Ce dernier est issu de la convergence de deux domaines: l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Il s’articule autour de quatre thématiques dont certaines sont déjà développées depuis les années 90: Save (efficacité énergétique), Altener (énergies renouvelables), Steer (énergie dans les transports) et Coopener (coopération énergétique avec les pays tiers). Le programme bénéficie d’un budget de plus de 200 millions d’euros pour les quatre ans de réalisation.

Par cette initiative, l’Union européenne souhaite favoriser les actions locales, régionales et nationales dans des secteurs aussi divers que le transport, le bâtiment, l’agriculture ou la production d’électricité. Ainsi, la Commission a lancé un appel à propositions le 30 mai à l’attention des entreprises, associations, collectivités locales… qui souhaitent développer leurs projets. La date limite de dépôt des dossiers a été fixée au 31 octobre 2006.
«Ce programme ne finance que des actions d’accompagnement de politiques et pas de développement technologique» explique François Gréaume, représentant de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) auprès des institutions européennes à Bruxelles.
La Commission, assistée par une agence d’exécution chargée du suivi technique, financier et administratif, ne participe qu’à 50% du coût d’un projet. Les 50% restants doivent donc être couverts par des fonds publics ou privés. Parmi les 200 à 250 propositions soumises, une centaine seront retenues après avoir été examinées par un jury d’experts. Environ 48 millions d’euros seront accordés cette année pour l’exécution de ces projets qui s’appuient sur des partenariats transfrontaliers. «L’intérêt est de faire travailler les Européens ensemble et de soutenir l’échange de bonnes pratiques pour favoriser la duplication d’initiatives d’un pays à l’autre» indique François Gréaume. Le projet Odyssee-Mure est par exemple basé sur l’association de l’Ademe avec différentes agences d’efficacité énergétique européennes et des partenaires publics et privés. S’inscrivant dans le programme Save, il doit permettre de décrire les évolutions de l'efficacité énergétique et d’expliquer les variations de tendance en lien avec les politiques énergétiques. L’Ademe est également impliquée dans d’autres projets comme Motor challenge, Greenbuilding ou Starbus.

Pour favoriser la promotion du programme, des agences, services d’Etat ou bureaux d’études servent de relais à la Commission dans chaque pays européen. En France, c’est l’Ademe qui est le point de contact national. Elle fournit les renseignements nécessaires aux candidats et a organisé cette année trois journées d’information à travers le pays. «Nous répondons aux sollicitations d’information des porteurs de projets, en apportant un service souvent à la carte, et nous proposerons sans doute également une assistance technique d’ici la fin de l’année pour les coordinateurs» explique Damien Cocard, chargé de mission international à l’Ademe.
L’aventure ne s’arrêtera pas de si tôt. Une suite est prévue, puisque le programme EIE devrait être intégré au programme cadre pour la compétitivité et l’innovation (PCI) prévu pour 2007-2013. EIE2 sera alors doté de 730 millions d’euros pour les 6 ans. «La mise en place de programmes comme EIE montre bien que l’Europe fait preuve d’un volontarisme fort en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique», commente François Gréaume.


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