L'Europe mise sur l’efficacité énergétique

Le 01 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pour une fois, l’Europe n’a pas été lente à la réaction. Après la multiplication des rapports indiquant l’impossibilité d’atteindre les objectifs du Paquet Energie Climat (et ses fameux 3x20%) sans effectivement améliorer de 20% l’efficacité énergétique, les 27 ont réagi. En parole, pour commencer.

 

Lundi, le Conseil des ministres européens en charge de l’énergie s’est achevé sur une note positive. Rappelant que les buts fixés pour 2020 (-20% de CO 2) restaient d’actualité, les ministres ont jugé nécessaire de «présenter rapidement un nouveau plan global et ambitieux pour l'efficacité énergétique (PEE 2011), ainsi que des mesures appropriées de soutien aux activités concrètes de promotion de l'efficacité énergétique tant au niveau national qu'au niveau de l'UE.»

 

Cinq ans après le précédent plan, il s’agira cette fois de mettre en exergue «les mesures améliorant l'efficacité énergétique, de manière rentable, dans l'ensemble du système énergétique, de la production et du transport à la distribution et à l'utilisation finale.»

 

Les législations en vigueur devront être renforcées: normes énergétiques des bâtiments nationaux, directives Eco-conception, étiquetage énergétique, services énergétiques, «cogénération».

 

Parallèlement, les 27 entendent achever le marché unique de l’énergie, grâce auquel, espèrent-ils, les énergéticiens financeront la construction de nouveaux réseaux de transport d’électricité (notamment ceux qui enlèveront l’électricité produite par les champs d’éoliennes de la mer du Nord), de gaz et de pétrole (en Europe orientale).

 

L’idée maîtresse étant «qu'aucun État membre ne demeure isolé des réseaux européens de gaz et d'électricité après 2015 ou ne voie sa sécurité énergétique compromise par l'absence de connexions appropriée».

 

Pour ce faire, la Commission devra présenter, avant l’automne, une communication présentant de nouvelles règles destinées à accélérer toutes les étapes préalables à la construction de ces réseaux.

 

Cette future communication laisse augurer une adaptation ou un coup de rabot aux procédures de concertation actuelles. Ainsi qu’une future hausse des coûts de l’énergie. Car, précise le communiqué des ministres, « les coûts élevés des investissements dans les infrastructures devront être pris en charge pour l'essentiel par le marché, ces coûts étant ensuite récupérés par la tarification.»

 

 

 



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