L’Europe, mauvaise élève climatique

Le 18 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Cela se savait. Cela se confirme. Du fait de la reprise économique, les émissions de gaz à effet de serre (GES) des sites industriels relevant du système d’échange de quotas d'émission ont augmenté en 2010.
 
En moyenne, annonce un communiqué de la Commission, les rejets de GES de l’industrie lourde des Vingt-sept, de la Norvège et du Liechtenstein ont progressé de 3,16% par rapport à 2009. Ce qui représente 1.932 millions de tonnes équivalent CO2 (MteCO2).
 
«La hausse des émissions en 2010 correspond à la reprise économique, mais même après le retour à la normale de l'économie, les émissions couvertes par le SEQE restent largement en dessous du plafond fixé pour la période d'échanges 2008-2012», commente, un brin optimiste, Connie Hedegaard, chargée de l'action en faveur du climat au sein de la Commission.
 
La France reste dans la moyenne: ses émissions industrielles (114,7 MteCO2) ne progressant que de 3,26% en un an.
 
Au jeu des plus fortes progressions, ce sont les pays du Nord qui l’emporte: Estonie (+39%), Suède (+29%), Finlande (+20%). Curieusement, la Norvège reste d’une étonnante stabilité: 19 MteCO2. La rigueur de l’hiver a bon dos.
 
Le continent compte tout de même quelques pays vertueux. La Hongrie, l’Irlande (pour laquelle la crise est loin d’être terminée), le Luxembourg et Malte (aux statistiques parfois fantaisistes) voient leurs émissions stagner.
 

En revanche, la Grèce (on comprend pourquoi) et l’Espagne encaissent de fortes baisses de leurs émissions carbonées: respectivement -6% et -12%. Vive la crise ! 



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