L’Europe fait un petit pas pour sécuriser les forages en mer

Le 22 février 2013 par Stéphanie Senet
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Le projet de directive empêchera-t-il de nouveaux Deepwater?
Le projet de directive empêchera-t-il de nouveaux Deepwater?

L’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril 2010 dans le golfe du Mexique, a laissé des traces. L’Union européenne vient en effet de poser la première pierre d’un encadrement plus strict des forages en mer.

L’accord, conclu le 21 février entre les négociateurs du Parlement et du Conseil européen, prévoit que tout nouveau permis de forage sera désormais conditionné à des garanties techniques et financières en cas de dommage causé à l’environnement.

Avant d’obtenir un feu vert, les projets d’opérations pétrolières et gazières devront aussi comporter un rapport décrivant précisant l’installation de forage, les dangers majeurs éventuels et les dispositions spéciales visant à protéger les travailleurs. Un plan d’intervention d’urgence sera aussi exigé pour limiter les risques et alerter au plus vite les autorités en cas d’accident.

Selon le texte adopté par la commission de l’industrie et de l’énergie du Parlement européen, une nouvelle responsabilité incombera également aux Etats membres puisqu’ils devront établir, eux aussi, des plans d’intervention d’urgence en cas d’accident dans leurs mers et préciser les garanties financières attendues par les entreprises de forage.

«Nous avons besoin d’un cadre législatif efficace, en particulier actuellement, alors que plusieurs Etats membres de l’Union débutent de nouvelles opérations de forage. La dernière directive a près de 20 ans, et ne garantit pas la sécurité des activités de forage en mer de manière adéquate», a expliqué l’eurodéputé Ivo Belet (Belgique, PPE) en charge des négociations.

Cette future directive doit encore être adoptée formellement par le Comité des représentants permanents (les ambassadeurs des 27 Etats membres) et être soumise au vote du Parlement européen, réuni en session plénière, sans doute en avril.

Greenpeace a salué cette avancée, estimant que cet accord pourrait décourager tout projet de forage dans l’Arctique.

Au contraire, le groupe des Verts du Parlement (Alliance libre européenne) juge que l’accord rate son but et ne parvient pas à assurer une réelle sécurité des forages en mer. «Ce texte ne permet pas de garantir qu’une catastrophe comme l’explosion de Deepwater Horizon ne se produise pas en Europe», a déclaré Eva Lichtenberger (Autriche). Les Verts insistent sur deux autres manques du texte: l’absence d’un moratoire sur les forages dans les environnements sensibles comme l’Arctique et l’incompétence de l’Agence européenne de sécurité maritime pour contrôler les opérations.



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