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L’Europe continue de déverser ses DEEE en Afrique

Le 10 novembre 2011 par Stéphanie Senet

Dans une lettre, envoyée le 9 novembre aux ministres européens de l’environnement, un collectif d’associations réclame des mesures d’urgence pour limiter l’exportation des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) dans les pays en développement.

Le collectif, qui regroupe des associations environnementales et de droits de l’homme (1), alerte le conseil Environnement de l’Union européenne sur les conséquences des exportations de DEEE sur la santé et les droits des travailleurs des déchets, en particulier au Nigéria et au Ghana. Ils demandent une révision de la directive DEEE (2) afin de mettre fin à ces pratiques.

 
Selon un rapport du Basel Action Network (BAN), environ 500 containers de DEEE en provenance de l’Europe débarquent chaque mois dans le port nigerian de Lagos. Le pays d’Afrique en abriterait aujourd’hui des millions de tonnes, selon l’enquête du projet Impel, l’European union network for the implementation and enforcement of environmental law (3).
 
Le port de Tema, au Ghana, accueille quant à lui 600 containers par mois, d’après une information du centre de recherche DanWatch, membre de makeITfair, qui sera publiée le 23 novembre. Ils contiennent des téléviseurs, ordinateurs, lecteurs de DVD, et périphériques informatiques comme des claviers ou des imprimantes. Ces DEEE proviennent d’Italie, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, Suède, France et Danemark.
 
Les associations estiment que ces transporteurs contournent la législation sur les exportations de déchets en déclarant leurs marchandises comme du matériel et non comme des DEEE. 75% de ces cargaisons, non testées, seraient immédiatement jetées et brûlées.
 
La lettre lance un appel à la conception de produits électriques et électroniques plus respectueux de l’environnement (suppression des composants toxiques), mois consommateurs de ressources (moins de métaux rares, plus de matériaux recyclés) et aux durées de vie élargies.
 
Elle se conclut par la nécessite d’une refonte de la directive DEEE sur trois points: la requalification des produits non testés en «déchets», la création de mesures incitatives pour développer réellement l’éco-conception et un système de taxes différentes selon la composition des déchets, afin de mettre fin à l’exportation dans les pays en développement de ces «bombes à retardement».
 
La prochaine rencontre des ministres de l’environnement se tiendra le 19 décembre à Bruxelles.
 
(1)   The Centre for research on multinational corporations (SOMO), Danwatch, the European Environmental Bureau (EEB), the makeITfair project, the Basel Action Network (BAN), and the GoodElectronics Network
(2)   Directive 2002/96/CE relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques.
(3)   http://impel.eu/wp-content/uploads/2011/07/IMPEL-Report.pdf
 
Pour lire la lettre: http://www.eeb.org/EEB/index.cfm/news-events/news/eu-must-stop-dumping-dangerous-e-waste-on-developing-countries/


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