L’été sera chaud et cher

Le 28 juin 2005 par Enerpresse
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Plan canicule du gouvernement, plan aléas climatiques du gestionnaire du réseau de transport RTE, appels à la maîtrise de la consommation d’EDF, niveau des barrages au plus bas en Espagne, en France, pas vraiment mieux, et black-out en Suisse... Le récent bond de l’alcool dans les thermomètres a boosté les prix de l’électricité sur les marchés à court, mais aussi à long termes... Et durablement... à l’étude des dernières courbes, non pas des températures, mais bel et bien des prix des MWh sur le marché français Powernext (58,53 euros/MWh pour le day-ahead d’hier lundi, et 65,19 euros/MWh pour aujourd’hui mardi), de l’EEX allemand (69,22 euros/MWh valeurs pour lundi), d’OMEL en Espagne (74,34 euros/MWh), du UKPX britannique (62,15 euros/MWh) et de l’APX néerlandais (67,68 euros/MWh). Sans oublier le SWEP helvète, qui, effet coupures à répétition aidant, a bondi carrément à 122,29 euros/MWh. Seul le Nordpool des pays scandinaves se maintient à des valeurs de saison, à 24,97 euros/MWh. Et, bien entendu, il s’agit des valeurs en base, car pour la pointe, c’est encore plus élevé ! Bien entendu, la brutale montée des celsius et des kelvins ainsi que la vive tension sur les prix du pétrole ont été les déclencheurs de cette poussée de début d’été sur les marchés hautement volatils que sont les bourses de l’électricité. Reste que, comme lors de la chute des températures en février et mars derniers, le marché à terme (notamment sur la fin d’année 2005, voire jusqu’en 2006), «profite», lui aussi de la hausse du baromètre. Un apparent paradoxe, bien connu... des traders ! Mais un paradoxe qui, en général, a pour fâcheuse conséquence de faire prendre au «cours moyen» du marché quelques euros de plus. Ainsi, depuis la dernière pointe hivernale, les prix du courant s’étaient lentement, mais sûrement, calés sur un prix compris entre 40 et 45 euros/MWh. Un prix qui semblait, soudainement, correspondre au prix «signal d’appel» pour la construction de nouvelles centrales en France, par exemple. Il y a à peine un an, ce coût permettant la construction d’installations au gaz notamment, était de 35 euros/MWh. Donc, si l’on s’en remet aux analystes, non seulement l’été sera bien chaud, mais il sera aussi cher pour les fournisseurs de courant... Et donc pour les clients !


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