L’étau se resserre autour des algues vertes

Le 05 septembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Dans l’affaire "algues vertes contre sangliers", les preuves s’accumulent contre les algues vertes.

La préfecture des Côtes-d'Armor a livré les résultats de la dernière série d'analyses à propos des 36 sangliers et des ragondins retrouvés morts au cours du mois de juillet dans le lit du Gouessant, à Morieux et Hillion, dans le département des Côtes d’Armor.

Effectuées par l'école vétérinaire de Lyon, ces analyses concernaient «la recherche de deux herbicides, le paraquat et le diquat, des toxines présentes dans les feuilles de l'if, du cyanure et d'un insecticide, le fipronil», rappelle la préfecture. Résultat des courses: celles-ci «ne permettent pas de mettre en évidence les substances suspectées dans les échantillons», fait savoir la préfecture dans un communiqué publié le 3 septembre. La totalité des analyses réalisées -4 dévoilées vendredi 3 septembre et 10 dont les résultats ont été connus la semaine précédente- écartent la possibilité d'un empoisonnement des animaux par des herbicides ou insecticides. L'hypothèse de l'hydrogène sulfuré (H2S), produit par les algues vertes en putréfaction, semble ainsi de plus en plus tenir la route.

Début août, d’autres analyses avaient permis d’écarter la présence de poisons et de cyanobactéries pour expliquer l'hécatombe des 36 sangliers, tout en révélant un taux record de H2S chez un ragondin mort. «En l'état actuel des données, les seuls résultats significatifs portent sur le H2S», avait admis la préfecture à l’époque, qui avait cependant lancé des analyses complémentaires sur les insecticides et les herbicides, désormais mis hors de cause. Les autorités ont également demandé à ce que des analyses de l'air soient menées mais les résultats ne sont pas encore connus.

Rapidement avancée par les écologistes et des chercheurs, mais récusée par les représentants agricoles, l'hypothèse d'un empoisonnement dû aux algues vertes en décomposition n'avait été envisagée qu'avec beaucoup de prudence par les autorités.

Avec ces derniers résultats, la piste de l'hydrogène sulfuré se confirme donc.


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