L’Etat présente des pistes contre le stress au travail

Le 13 mars 2008 par Claire Avignon
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Quelques heures après l’annonce du suicide à son domicile d’un prestataire de services travaillant au technocentre de Renault à Guyancourt (Yvelines), fin février, le ministre chargé du travail a annoncé une série de propositions pour diminuer les risques psychosociaux liés aux activités professionnelles.

Mercredi 12 mars, le magistrat honoraire Philippe Nasse et le médecin psychiatre Patrick Légeron ont rendu à Xavier Bertrand un rapport sur «la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail». L'occasion pour le ministre chargé du travail d'engager plus clairement le gouvernement dans la lutte contre le stress au travail: «L'objectif est de mettre la France au même niveau que les meilleurs pays européens d'ici deux ou trois ans», a indiqué le ministre.

Une grande enquête va ainsi être rapidement lancée pour mesurer le stress des Français. Les résultats seront disponibles début 2009. Xavier Bertrand a proposé de rendre obligatoires des négociations pour la détection et la prévention du stress dans les secteurs et les branches où le stress est supérieur à la moyenne.

Autres pistes avancées: créer une veille épidémiologique des suicides au travail, confiée à l'Institut de veille sanitaire (InVS), développer des outils de diagnostic, améliorer la formation des futurs employeurs et employés (1), et renforcer les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Pour Philippe Nasse, la solution choisie par le gouvernement de «commencer par mesurer de manière neutre et très globale» va permettre de dépasser les «antagonismes classiques» qu'il résume ainsi: «Les employés estiment que le stress au travail est dû à un management trop fort tandis que les employeurs ne veulent pas être responsables de tous les problèmes psychologiques de leurs salariés».

Quant à Patrick Légeron, il estime que «la puissance publique doit s'engager» et «affirmer que le stress au travail est un vrai sujet». Car, rappelle-t-il, «dans de nombreuses entreprises, on reste dans le déni ou la stigmatisation».

C'est maintenant aux partenaires sociaux de s'emparer du rapport remis au ministre, et de trouver un consensus sur les réformes nécessaires. Une première étape pourrait être de transposer l'accord européen contre le stress, daté d'octobre 2004: «Je regrette qu'ils ne l'aient pas encore fait», a expliqué Xavier Bertrand.



(1) Voir l'article du JDLE «Quelle formation en hygiène et sécurité pour demain?»






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