L'état des mers britanniques passé au crible

Le 22 juillet 2010 par Thérèse Rosset
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« Nos mers représentent trois fois la taille de nos terres. Pourtant, nous n’avons que peu d’informations sur leur état », a déclaré le ministre de l’environnement marin britannique Richard Benyon à l’occasion de la publication du «  Charting progress 2 » le 21 juillet. Ce rapport a été rédigé par la Communauté de la stratégie de suivi et d’évaluation des mers du Royaume-Uni (UKMMAS), regroupant 40 organisations, parmi lesquelles le ministère pour l’environnement, l’alimentation et les affaires rurales (Defra).

Les cinq années d’étude ont permis d’établir l’impact du changement climatique sur l’environnement marin. Le Royaume-Uni s’est déclaré soucieux de protéger les 8.000 espèces peuplant ses mers, dans un communiqué du 21 juillet.

Les scientifiques ont conclu que les perturbations sont dues aux effets de la montée des eaux, à son acidité et à son réchauffement. Le niveau des mers s’est en effet accru de 14 cm au cours du 20 ème siècle. Entre 1870 et 2007, la température aquatique a augmenté entre 0,5 et 1°C, avec une accélération à partir du milieu des années 1980. Conséquences du réchauffement : la mer absorbe mal le dioxyde de carbone et retient moins bien l’oxygène. L’acidité affecte aussi les espèces marines, les forçant à s’adapter.

Le rapport note en revanche « des améliorations significatives » en ce qui concerne la propreté des eaux britanniques. Aucune pollution chimique ou pétrolière significative n’a souillé les côtes depuis 2005. Entre 0,3 et 1% seulement des algues analysées se sont révélées être toxiques. La contamination par les métaux lourds recule dans beaucoup de régions. Les problèmes de radioactivité de certaines plages se font plus rares, tout comme l’eutrophisation. Mais 17 petits ports et estuaires sont encore concernés par l’excès de matières nutritives.

Bémol non négligeable, des polluants type hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP ou PAH en anglais) sont présents en grande concentration dans les estuaires traditionnellement industriels.

Constat sans appel pour le Royaume-Uni : des déchets, essentiellement plastiques jonchent toutes les plages britanniques, dans l’eau comme sur le lit de mer.

Le bilan est en demi-teinte pour la biodiversité. Les stocks de poissons Outre-Manche sont en légère amélioration mais les requins et les raies sont menacés par lapêche. De même, certaines espèces d’oiseaux de mers (comme les mouettes) et les phoques communs ont vu leur nombre chuter depuis le milieu des années 1990. En cause, les effets du changement climatique et la raréfaction des poissons à cause de la pêche.

« Les problèmes maritimes ne s’arrêtent pas aux frontières. C’est pourquoi nous devons travailler avec nos voisins », a déclaré le ministre de l’environnement, dans son discours du 21 juillet. Richard Benyon en a profité pour annoncer le lancement d’une consultation afin de définir une « nouvelle stratégie maritime pour l’Angleterre ».



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