L’état de l’atmosphère se dégrade

Le 25 novembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Nouvelle année dans le rouge
Nouvelle année dans le rouge

Voilà qui plante le décor. Ce mercredi 25 novembre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié son état annuel du climat. Un état qui ne s’améliore pas.

A commencer par l’évolution des températures moyennes, qui ne cessent de s’élever, un peu partout. Sous la double influence de la concentration croissante de gaz à effet de serre (GES) et d’un puissant phénomène El Niño, le réchauffement de la température moyenne à la surface du globe devrait franchir le seuil symbolique du 1°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Avec une température moyenne globale de 14,7°C, l’année 2015 serait la plus chaude jamais enregistrée, de mémoire de météorologue.

 

Accident de thermomètre?

 

Et ce n’est pas un accident de thermomètre. Se basant sur des données encore incomplètes, l’OMM estime que «les années 2011 à 2015 constituent la période de 5 ans la plus chaude jamais observée, affichant une température moyenne supérieure de quelque 0,57°C (1,01°F) à la normale de la période de référence (1961–1990)».

Absorbant 90% de l’énergie de l’atmosphère, l’océan n’est pas en reste. Sur les 2.000 premiers mètres de la colonne d’eau, des records de chaleur ont été battus durant les 8 premiers mois de l’année. Sous le double effet de la dilatation thermique et de la fonte des glaces telluriques, le niveau de la mer n’a jamais été aussi élevé depuis qu’ont débuté ces mesures par satellite, en 1993.

A terre, les populations ont subi d’importants dérèglements climatiques. A commencer par de nombreuses et longues vagues de chaleur, en Europe (et en France), mais aussi en Afrique et en Asie. A contrario, les Amérique et l’Afrique du Nord ont été victimes de précipitations exceptionnelles, provoquant souvent d’importantes inondations, comme en Afrique centrale. En Chine, 75 millions de personnes ont eu les pieds dans l’eau, entre mai et octobre, occasionnant pour 25 milliards de dollars (23,6 Md€) de dégâts.

 

Quand l’eau manque

 

L’Amérique centrale, les Caraïbes, le Brésil, l’Europe centrale et la Russie, l’Afrique australe, l’Asie du Sud-est ont traversé de très longues périodes de sécheresse. Dans le sillage de la Californie, de nombreuses régions des Etats-Unis ont eu des difficultés d’approvisionnement en eau. En avril, la couverture neigeuse de tout l’ouest de l’Amérique du Nord ne représentait que 5% de la normale.

La situation n’est guère meilleure aux pôles. En 2015, l'étendue maximale de la banquise arctique, atteinte le 25 février (14,5 millions de kilomètres carrés), était la plus faible jamais observée. Dans l'hémisphère austral, l'étendue maximale de la banquise antarctique –18,83 Mkm2– a été enregistrée le 6 octobre. Elle se classe au 16e rang des plus grandes de l'ère satellitaire.

Quelles conclusions tirer de cette année climatique agitée? Mauvaises. Les changements climatiques anthropiques ont favorisé l'apparition de phénomènes extrêmes: voilà ce que nous apprennent plus de la moitié des 79 études publiées dans le Bulletin of the American Meteorological Society entre 2011 et 2014. Et cela ne devrait pas cesser. «Des évaluations scientifiques ont montré que, pour nombre de phénomènes extrêmes survenus entre 2011 et 2015, en particulier les canicules, la probabilité qu'ils se produisent sur une période donnée s'est nettement accrue du fait des changements climatiques d'origine humaine, probabilité multipliée par 10 ou plus dans certains cas», conclut l’OMM.



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