L'Etat autorise la destruction des deux barrages sur la Sélune

Le 31 octobre 2018
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Le barrage de la Roche-qui-boit.
Le barrage de la Roche-qui-boit.
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L'arrasement des deux ouvrages hydroélectriques devrait favoriser leur colonisation par des espèces de poissons remarquables.


Le préfet de la Manche a signé les arrêtés autorisant l'arrasement des barrages hydroélectriques de Vezins et La Roche-qui-Boit, situés sur la Sélune, à 30 km du Mont-Saint-Michel, a annoncé, mercredi 31 octobre, la préfecture.

Cette opération devrait favoriser la reconquête du cours d’eau normand par des espèces aquatiques emblématiques comme le saumon de l'Atlantique et l'anguille européenne.

près de 500.000 m3 de sédiments

La décision avait d'abord été prise en 2009 par la France pour «mettre le site en conformité avec le droit européen». En 2014, Ségolène Royal, alors ministre, l'avait toutefois suspendue en estimant qu'il fallait étudier des solutions alternatives. Trois ans plus tard, Nicolas Hulot avait finalement tranché en faveur de la destruction des deux ouvrages.

Au préalable, une délicate vidange du barrage de Vezins a été menée de mai à septembre. Près de 500.000 m3 de sédiments possiblement pollués avaient auparavant été confinés sur place, pour 20 millions d'euros, selon l'Etat.

0,04% de la production électrique

Le barrage de Vezins (26 mètres de haut, 280 mètres de long), propriété de l'Etat, et celui de La Roche-qui-Boit (15 mètres de haut, 125 mètres de long), propriété d'EDF, datent respectivement de 1916 et 1926 et produisaient en 2012, 0,04% de la production électrique française.

Leur destruction est contestée localement car elle implique la disparition d'une base nautique. Celle du barrage de Vezins doit avoir lieu d'ici à l'automne 2019.

 



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