L’essence toujours moins taxée au niveau mondial

Le 12 janvier 2017 par Romain Loury
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Une baisse de 13,3% en 12 ans
Une baisse de 13,3% en 12 ans
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Au niveau mondial, l’essence est de moins en moins ponctionnée: en 12 ans, les taxes ont en effet baissé de 13,3%, du fait d’une consommation accrue dans les pays qui la ponctionnent moins, révèle une étude américaine publiée dans la revue Nature Energy.

Les experts sont unanimes:afin de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique, rien de tel qu’une baisse des subventions et une hausse des taxes sur l’essence. Or si cette tendance est suivie par une majorité des pays, les progrès effectués à ce jour s’avèrent très insuffisants pour faire fléchir la consommation.

C’est ce que révèle l’état des lieux mondial des taxes sur l’essence dressé par Michael Ross, du département de sciences politiques à l’University of California Los Angeles (UCLA), et ses collègues, qui ont analysé l’évolution des prix dans 157 pays sur la période 2003-15, les comparant à un tarif mondial de référence.

Une hausse en trompe-l’œil

Sur la période étudiée, le prix de l’essence, comparé à la référence, a augmenté dans 83 pays, tandis qu’il a diminué dans 46 pays. Sans tenir compte de la consommation de chaque pays, il y a donc eu une augmentation globale des taxes, qui sont passées d’une moyenne de 42,8 cents de dollars à 50,9 cents par litre entre 2003 et 2015 –de 40,2 à 47,8 centimes d’euro.

Or cette hausse n’est qu’un trompe-l’œil: en tenant compte de la consommation d’essence de chaque pays, la taxe mondiale moyenne a en réalité diminué, passant de 27,9 cents à 24,2 cents (de 26,2 à 22,7 centimes d’euro), soit une baisse de 13,3% sur la période analysée. Et cet effet n’est en rien lié aux fluctuations du tarif de référence: rapportée à celui-ci, la taxe moyenne mondiale est passée de 72% à 44%.

La consommation se déplace

En cause, le fait que la consommation s’est massivement réorientée vers les pays continuant à subventionner l’essence, ou la taxant faiblement. «Nos résultats montrent que les progrès en matière de réforme de fiscalité des carburants sont mitigés, et que de nombreux gouvernements échouent à exploiter cet outil, l’un des plus coût-efficaces pour limiter les émissions de gaz à effet de serre», commentent les chercheurs.

Parmi les 20 plus gros émetteurs de CO2 issu du pétrole, c’est en Chine que la hausse a été la plus forte, tandis que l’Arabie saoudite a pratiqué la plus forte baisse. C’est d’ailleurs dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (suivis par les anciennes républiques soviétiques) que les taxes sont les plus faibles, tandis que l’Amérique du Nord et l’Europe (suivies par l’Afrique) pratiquent les plus élevées.



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