L’esprit de la COP 21 souffle sur Dunkerque

Le 26 janvier 2016 par Yves Leers
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"Nous devons agir aujourd’hui pour la ville de demain", insiste Bruno Lechevin, président de l'Ademe.
"Nous devons agir aujourd’hui pour la ville de demain", insiste Bruno Lechevin, président de l'Ademe.
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Le vent ne manque pas sur la côte d’Opale mais ce mardi 26 janvier, c’est bien le souffle de la COP 21 qui anime les premières «Assises européennes de la transition énergétique», qui succèdent à 15 éditions des «Assises de l’énergie» –lesquelles se tiennent alternativement à Bordeaux et à Dunkerque.

Le thème de cette 16e édition est clair: «La société et les territoires en mouvement pour la transition énergétique». Quant au maire de Dunkerque, Patrick Vergriete, il n’est pas en reste, lui qui veut faire de sa ville un territoire «100% énergies renouvelables» en 2050. Efficacité énergétique, aide à la rénovation thermique, éolien offshore, solaire, réseau de chaleur récupérant l’énergie industrielle ou réutilisation de l’hydrogène… tout y est dans le programme de ce maire X-Ponts atypique qui lance un projet Eura-énergie pour aider les start-up à innover. Transition énergétique et écologique mais aussi troisième révolution industrielle, très bien portée dans le Nord et spécialement dans cette communauté urbaine de 200.000 habitants.

AGIR POUR DES TERRITOIRES AUTONOMES EN ENERGIE

Territoires, villes, départements et régions se saisissent du message de l’Accord de Paris pour mieux le concrétiser, s’affirmant comme le moteur de la transition énergétique aux échelles locale et européenne. Les Assises de 2015 à Bordeaux avaient vu émerger une volonté d’ouvrir cette manifestation vers de nouveaux acteurs et de nouvelles approches, ce sur quoi le président de l’Ademe, Bruno Léchevin, a insisté. «Nous avons un objectif commun: l’action collective pour des territoires post-carbone en 2050, a-t-il dit. Nous devons agir aujourd’hui pour la ville de demain, nous donner l’objectif et les moyens d’aller vers des territoires autonomes en énergie. Il faut partager les enjeux essentiels de la transition énergétique sur 4 points: engager une transition sociétale, innover dans les formes de gouvernance locale, organiser et planifier la ville de demain et enfin promouvoir les métiers de l'énergie et leur accès par la formation.» 

Les élus savent aujourd’hui que, dans leur démarche, ils peuvent s’appuyer sur une demande citoyenne qui s’est renforcée depuis la COP 21, comme l’a souligné Jean-Paul Delevoye, l’ancien président du Comité économique, social et environnemental (Cese). L’Ademe en veut pour preuve le succès de l’appel à projets «Territoires à énergie positive pour la croissance verte»: 212 collectivités ont été lauréates sur quelque 500 projets, et 140 sont en préparation. Autre exemple de forte mobilisation, le label Cit’ergie de l’Ademe, qui sera décerné jeudi à une centaine de territoires.

TOUT EST POSSIBLE

Ouvertes depuis cette année au grand public, les Assises de Dunkerque sont un lieu d’échange privilégié sur toutes les expériences et bonnes pratiques, la formation, les métiers qui émergent en France, mais aussi dans le reste de l’Europe comme à Växjö, dans le sud de la Suède: une ville modèle du réseau Energie-Cités qui a fait passer le mix énergétique de 100% fossiles à 6% en 25 ans. Tout est simple pour le maire de Växjö, Bo Frank, présent à Dunkerque, «tout est possible si on a la volonté politique d’agir».

Le matin, Jean-Paul Delevoye avait donné le ton: «C’est par une mobilisation intelligente des collectivités autour de la transition écologique et de la transition sociétale que nous pourrons éviter les tensions des vents mauvais».



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