L’Espagne fait face à un nouvel envahisseur

Le 07 avril 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Caprella mutica: une menace pour les moules.
Caprella mutica: une menace pour les moules.
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Les mytiliculteurs espagnols n’ont qu’à bien se tenir. Des plongeurs du groupe d’étude du milieu marin (GEMM) ont récemment découvert des caprelles japonaises dans l’estuaire de l’Arousa (Galice): une première de ce côté-ci de l’Europe!

Originaire de la mer du Japon, la caprelle (Caprella mutica) est une petite crevette, d’apparence squelettique, dont la longueur n’excède pas 50 millimètres. S’adaptant à de nombreux milieux, ce petit crustacé s’installe de préférence sur les structures flottantes, avec une prédilection pour les élevages de moules. Ce qui n’est pas du goût des mytiliculteurs. En effet, rappellent les chercheurs du GEMM dans un article publié par Marine Biodiversity Records, les populations de caprelles peuvent atteindre une densité considérable (jusqu’à 500.000 individus par mètre carré). Gloutonnes, elles consomment une grosse quantité de phytoplancton, aliment prisé des moules. De plus, les minuscules crevettes s’installent souvent sur les coquilles des mollusques, ce qui provoque la fermeture réflexe du bivalve, réduisant d’autant la période de nourrissage et la croissance.

D’ores et déjà, les caprelles infestent les élevages canadiens, néo-zélandais et belges. L’observation des scientifiques espagnols confirment son expansionnisme. Les chercheurs estiment que les crevettes voyagent dans les ballasts des navires de commerce. Des expériences, menées au Canada, ont montré que les populations de caprelles sont vulnérables à des opérations de saumurage.



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