L’Espagne durcit la répression de la pêche illégale

Le 19 janvier 2015 par Stéphanie Senet
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Les sanctions à l'encontre des citoyens espagnols impliqués dans une affaire de pêche illégale ont été durcies
Les sanctions à l'encontre des citoyens espagnols impliqués dans une affaire de pêche illégale ont été durcies

L’Espagne est le premier pays de l’Union européenne à durcir les sanctions contre ses ressortissants bénéficiant de la pêche illégale. Publiée le 27 décembre au Bulletin officiel, sa nouvelle loi vise à améliorer la politique de conservation et de protection des ressources halieutiques et des écosystèmes marins.

 

Elle transpose ainsi le règlement européen du 20 novembre 2009 sur la pêche illégale, non réglementée et non déclarée (INN), en durcissant le régime lié aux infractions et aux sanctions touchant des citoyens espagnols impliqués dans une affaire de pêche illégale, quel que soit le pavillon des navires incriminés.

«L’Espagne, qui est le plus important pays de pêche en Europe, a décidé de prendre des mesures contre les pirates internationaux reconnus qui ont jusqu’ici pratiqué leurs activités en toute impunité. Elle envoie ainsi un message clair et nous demandons aux autres pays de l’Union européenne de suivre son exemple», se félicite Maria José Cornax, chargée de campagne Pêche à Oceana.

La loi espagnole pourrait être appliquée très rapidement. A la demande de la Nouvelle-Zélande, Interpol a en effet lancé, le 15 janvier, une enquête visant trois navires battant pavillon du Panama et du Belize, soupçonnés d’entretenir des liens avec Vidal Amardores SA. Située dans le nord-ouest du royaume, cette entreprise familiale est liée à plus de 40 cas présumés de pêche illicite. Si les liens sont avérés, le gouvernement espagnol a désormais des moyens légaux pour sanctionner cette société.

Selon Bruxelles, la pêche pirate représente de 11 à 26 millions de tonnes de captures par an dans le monde, pour un coût compris entre 7 et 17 milliards d’euros.

L’Europe interdit jusqu’en avril la pêche du bar au chalut
La Commission européenne a annoncé ce 19 janvier la fermeture de cette pêche dans les eaux européennes pour préserver les stocks de poissons pendant la période de reproduction. La pêche au chalut pélagique représente 25% des prises pendant cette période, selon Bruxelles. Cette mesure d’urgence, qui devrait entrer en vigueur fin janvier, a été prise alors que les 28 sont divisés sur les quotas de pêche 2015 de cette espèce. Le Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem) préconise de les réduire de 80% dans la Manche et en mer du Nord. Selon l’ONG Pew, cette mesure doit être complétée par une interdiction de la pêche du bar au chalut de fond et au filet.


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