L’Espagne côtière étanche sa soif

Le 22 mars 2010 par Gaëlle Fras
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Environ 80 villes situées dans le sud-est de l’Espagne ne peuvent se contenter des ressources locales pour satisfaire leurs besoins en eau. Raison pour laquelle, de façon régulière, les autorités compétentes leur accordent des quotas d’eau, prélevés dans d’autres bassins hydrographiques de la péninsule. Ce système sécurise l’approvisionnement en eau potable de 2,5 millions de personnes.

Le 17 mars, la Commission d'exploitation du Tage-Segura a fixé les volumes d’eau que les régions d’Albacete, Alicante, Almería et Murcie pourront prélever dans le Tage, durant les deuxième et troisième trimestres de l’année hydrologique. Au deuxième trimestre, ces régions sèches pourront consommer 20,6 millions de mètres cubes prélevés dans le plus grand fleuve d’Espagne. A cela s’ajoutera l’eau produite par les usines de dessalement. Pour le troisième trimestre, la Commission a autorisé un transfert de 24,1 millions de m3 vers la Murcie, Alicante et l’Albacete. Almeria pourra compter sur 2,5 millions de m3.

Pour les spécialistes de l’eau, cette politique de basculement de l’eau n’est pas sans conséquences. Elle n’incite guère, rappelle Jean-François Donzier, le président de l’Office international de l’eau, les utilisateurs à maîtriser leur consommation. Ce qui pose quelques problèmes. Plusieurs mois par an, le Quadalquivir se retrouve ainsi à sec. Gênant si l’on se souvient qu’il s’agit du seul fleuve navigable d’Espagne.


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