L’érosion menace les côtes de l’UE

Le 27 août 2010 par Thérèse Rosset
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L’Agence européenne de l’environnement (AEE) analyse l’écosystème des côtes européennes. L’érosion est clairement identifiée comme la principale cause de changements du biotope.

Le document publié le 27 août est le 9e du genre et s’inscrit dans le cadre d’une série intitulée « 10 messages pour 2010 ». L’AEE s’intéresse successivement à tous les habitats (agricoles, montagneux, marins, forestiers…) et en dresse un état des lieux. Le dernier opus concernant la biodiversité européenne sera publié en septembre.

Triste constat, deux tiers de l’habitat côtier des 25 Etats (données de la Grèce et du Royaume-Uni non disponibles) et la moitié des espèces rentrent dans la catégorie « statut de conservation défavorable ». La famille des invertébrés, représentant seulement 16 % des espèces, est la plus menacée (près de 60 % ont un statut défavorable).

Au premier rang des menaces, l’érosion, responsable à 64 % de la perte d’écosystèmes entre 2000 et 2006, loin devant l’expansion des sites économiques et des infrastructures (16 %), la création et la gestion des forêts (9 %), des plans d’eau (7 %), le développement des résidences urbaines (2 %) et la conversion des terres forestières et naturelles en cultures (2 %).

La raréfaction du dépôt des sédiments, à cause des barrages de rivières, explique principalement l’érosion des côtes. Ceci étant, le développement intensif le long des côtes et l’extraction de sable contribuent aussi à la destruction de la flore marine. Les activités terrestres qui affectent l’écoulement et l’accumulation de sédiments détériorent en particulier les lits de mer situés dans les estuaires et les deltas.

L’érosion, aggravée par le changement climatique (et l’élévation du niveau des mers) met aussi en danger les dunes et les zones humides bordant les côtes, ainsi que leur végétation naturelle et leurs espèces.

L’Agence veut souligner par ce bilan l’enjeu de la protection des côtes, loin d’être négligeable. D’autant que la densité de population humaine est en moyenne 10 % plus élevée que dans les terres intérieures, et peut atteindre 50 % dans certaines régions, selon les chiffres 2006 de l’AEE.

 



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