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L’érosion marine: plus vite, plus fort

Le 06 décembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'érosion marine menace les falaises.
L'érosion marine menace les falaises.
VLDT

Alors que s’approche à grands souffles la période des tempêtes hivernales, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) met à jour ses projections de l’érosion des côtes aquitaines. Elles ne sont pas rassurantes.

Habiter sur le littoral aquitain ne va pas être une partie de plaisir. C’est la conclusion que l’on peut tirer de la lecture du dernier rapport sur le sujet que publient, ce mardi 6 décembre, le BRGM et l’Observatoire de la Côte aquitaine.

Gare aux fortes tempêtes

Sur la côte sableuse (de la Pointe du Médoc à l’embouchure de l’Adour), l’érosion chronique est estimée à 20 mètres, à l’horizon 2025, et 50 m pour 2050. A cela, il faut ajouter les possibles ravages occasionnés par un événement majeur (tempêtes de l’hiver 2013-2014, par exemple), qui peut raboter le trait côtier d’une vingtaine de mètres.

Tous les littoraux ne se valent pas

Bien sûr, tous les littoraux ne se valent pas en matière d’érosion. En Gironde, les faibles taux d’érosion se situent entre la commune de Lacanau jusqu’au nord de Lège-Cap-Ferret. Ils sont plus dispersés le long de la côte landaise, bien qu’ils prédominent au sud du département: de Moliets-et-Maâ jusqu’à Soorts-Hossegor (Landes). Les forts taux d’érosion s’observent dans les zones d’embouchure: de la pointe de la Grave à la pointe de la Négade (Médoc), du Cap-Ferret à Biscarrosse et du Gouf de Capbreton à l’Adour. A l’horizon 2025, la superficie du littoral exposé à l’aléa érosion sur la côte sableuse s’élève à 1.090 hectares. En 2050, cette surface atteindra 2.060 ha.

Doublement des terres menacées

Les reculs sont moins conséquents sur la côte rocheuse (de l’embouchure de l’Adour à celle de la Bidassoa). Le taux d’évolution est aujourd’hui en moyenne de 25 cm par an. En 2025, le recul du trait de côte rocheuse pourrait atteindre une dizaine de mètres, contre 27 m en 2050, «en incluant un événement de mouvement de terrain majeur». Les surfaces exposées seront d’une cinquantaine d’hectares en 2025: moitié moins qu’en 2050.

Publiée en 2011, la précédente édition de l’étude stratégique du trait de côte aquitain fixait entre 1 et 3 m/an le recul du trait de côte sableuse, contre 2,5 m/an en Gironde et 1,7 m/an dans les Landes dans la dernière étude.

 



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