L’EPA va réglementer les taux de perchlorate dans l’eau

Le 03 février 2011 par Sabine Casalonga
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a annoncé mercredi 2 février qu’elle allait mettre en place une réglementation pour le perchlorate et 16 substances chimiques toxiques dans l’eau potable.

Cette décision va à rebours de celle prise par l’administration précédente en octobre 2008 (voir le JDLE). S’appuyant sur une analyse de la littérature scientifique, l’EPA n’avait alors pas jugé nécessaire d’établir une norme de sécurité pour le perchlorate, une substance utilisée dans la production de carburants de fusées, d’explosifs militaires, de feux d’artifice mais aussi dans certains engrais et agents de blanchiment.

L’EPA a pris sa décision d’élaborer, pour la première fois, une norme sanitaire pour le perchlorate, suite à une nouvelle évaluation des recherches scientifiques lancée en 2010. Celle-ci a conclu que la substance peut altérer le fonctionnement de la thyroïde dont la production d’hormones est essentielle au développement du fœtus et des enfants.

La présence de perchlorate aurait été détectée pour plus de 4 % des systèmes d’eau potable dans 26 Etats. Entre 5 et 17 millions d’Américains consommeraient une eau contaminée.

Il s’agit d’une étape majeure vers l’actualisation des réglementations fédérales sur la qualité de l’eau, très en retard par rapport à la science, indique le New York Times. La décision de l’EPA a également été saluée par les défenseurs de l’environnement.

Les nouvelles normes ne devraient toutefois pas être mises en place avant 3 ou 4 ans. L’Agence devrait publier un projet de réglementation d’ici 2 ans et présenter une règle finalisée 18 mois après. Rena Steinzor, professeure de droit à l’université du Maryland, citée par le NYT, a critiqué l’EPA pour sa lenteur à règlementer le perchlorate, pourtant « priorité de santé publique ».

Les entreprises concernées, incluant le célèbre groupe industrialo-militaire Lockheed Martin, estiment que la mesure de l’EPA n’est pas justifiée d’un point de vue sanitaire et mettent en avant des mesures déjà prises à l’échelle de 13 Etats, selon le NYT.

Parallèlement, l’EPA a annoncé la prochaine mise en place de normes pour l’eau potable concernant un groupe de 16 composés organiques volatils (COV) dont le trichloroéthylène et le tétrachloroéthylène. Ces substances, suspectées d’être cancérigènes, sont notamment utilisées comme solvants industriels.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus