L'EPA Seine-Arche dans une démarche HQE

Le 22 juillet 2005 par Charlotte Monégier
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Le 7 juillet, l'Etablissement public d'aménagement (EPA) Seine-Arche a signé une convention avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) pour la construction de bâtiments, dans le respect de la démarche HQE.


Le 7 juillet, l'EPA Seine-Arche a signé une convention avec le CSTB pour la certification des immeubles d'activités tertiaires selon la norme NF Bâtiments tertiaires – démarche Haute qualité environnementale (HQE). Elle se traduira par un cahier de prescriptions environnementales à respecter lors de la construction des 640.000 m2 de logements, bureaux, commerces, équipements et services, prévus pour les 15 ans à venir dans la commune de Nanterre. L'EPA Seine-Arche s'engage, entre autres, sur trois cibles dites «très performantes», énumérées dans le référentiel du CSTB, et obligatoires pour qu'un bâtiment soit certifié HQE: une relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement, une bonne gestion de l'énergie et le confort acoustique des habitants. Il faut ajouter à ces exigences celles que s'est fixées l'EPA Seine-Arche lui-même. Parmi elles, la garantie de la qualité de l'aménagement de l'espace urbain, en favorisant par exemple la lumière dans les logements, ou encore la faisabilité des transports en commun. La sûreté au sein du bâtiment est également prévue par cette convention: «Dans les parkings, l'éclairage et la peinture seront très lumineux pour favoriser ce sentiment de sécurité», explique Noémie Brazier, chargée de mission en qualité urbaine et environnementale à l'EPA Seine-Arche. Les personnes à mobilité réduite sont également concernées par le projet: tout sera conçu pour qu'elles puissent se déplacer sans difficulté de l'espace public à leur espace privé, ainsi qu'au sein même de leur bâtiment.

Si l'EPA Seine-Arche s'est imposé tant d'exigences environnementales, c'est parce que, depuis 2001, le développement durable est l'une de ses priorités. «Outre sa fonction d'aménageur de service public, de voirie et de réseau, et ses actions liées aux documents de référence, tel le plan local d'urbanisme, reprend Noémie Brazier, l'EPA Seine-Arche est aussi prescripteur». Il vend des charges foncières à des promoteurs, et lorsque les bâtiments répondent à des normes respectueuses de l'environnement, ils sont nettement plus vendeurs, entraînant alors des gains certains. «La démarche HQE implique pour notre établissement un surcoût de construction de l'ordre de 0 à 15%, continue Noémie Brazier, car il faut parfois penser à des infrastructures supplémentaires». Mais une fois construit, le coût d'exploitation du bâtiment bioclimatique assure de grandes économies. Ainsi, lorsqu'un logement est bien exposé, les locataires dépensent moins d'énergie électrique et réduisent leur consommation de chauffage. L'installation d'un système de gestion des eaux de pluie, prévue par la convention, est tout aussi avantageux, permettant de réutiliser ces eaux pour arroser les parties communes. «En tant qu'aménageur attentif au développement durable, nous réfléchissons à nos projets en terme de coût global, et chaque partie, dont l'environnement, y trouve son avantage», conclut Noémie Brazier.




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