L’EPA perd sa tête

Le 02 janvier 2013 par Marine Jobert
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Lisa Jackson quitte l'EPA.
Lisa Jackson quitte l'EPA.
EPA

La prise de fonction de Barack Obama –le 20 janvier prochain– sonnera la fin du mandat de Lisa Jackson, à la tête de l’agence de protection de l’environnement américaine (EPA) depuis 4 ans. Agée de 50 ans, cette Afro-américaine a présenté sa démission quelques jours avant le nouvel An, pour «partager du temps avec (sa) famille et saisir de nouvelles opportunités». Elle pourrait prendre la tête de l’université de Princetown -dont elle est diplômée– ou se présenter à un poste de gouverneur.

Lisa Jackson part sur un bilan salué par les associations de protection de l’environnement, comme l’influent Sierra Club. Michael Brune, son directeur exécutif, estime que Lisa Jackson a été «une avocate déterminée en faveur de la protection de la qualité de l’air (JDLE), de l’eau et de la santé publique, face à des détracteurs puissants et très critiques». A son crédit, une législation sur les émissions des centrales à charbon, des chaudières industrielles et autres cimenteries, la réduction des consommations de carburant des voitures et des véhicules légers, ou un dispositif de lutte contre le dioxyde de soufre et la suie.

Un tel activisme lui a valu des ennemis. Le parti républicain s’est déchaîné contre l’EPA depuis 4 années, combattant pied à pied la patronne de l’agence fédérale, accusée de saper la compétitivité de l’économie américaine (JDLE). Pendant la campagne présidentielle, le candidat républicain Mitt Romney était allé jusqu’à demander sa démission.

Certains parlementaires républicains n’ont pas hésité à parler d’une «guerre contre le charbon» face à la mise en place de mesures de réduction des émissions atmosphériques. Lisa Jackson avait fustigé la technique d’extraction du charbon en vigueur dans le Kentucky ou la Virginie (qui consiste à décapiter les montagnes et à jeter les déchets dans les cours d’eau en aval). Elle a également été un paratonnerre efficace face aux tentatives de l’industrie de bloquer toute régulation de l’exploitation des gaz de schiste (JDLE), comme ce fut le cas sous l’ère Bush junior. Earthjustice, une autre ONG écologiste, estime que les détracteurs de Lisa Jackson «sont les mêmes qui, dans les années 1970, nous expliquaient qu’interdire le plomb dans le gasoil allait briser l’économie et que combattre les pluies acides allait ruiner notre pays. Dans les deux cas, l’environnement et l’économie en sont sortis renforcés et c’est cette approche que Lisa Jackson a suivie», estime l’association.

 



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