L’EPA pas pressée de trancher sur les gaz de schiste

Le 24 juin 2013 par Marine Jobert
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Une manifestation aux Etats-Unis.
Une manifestation aux Etats-Unis.
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L’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) planchait depuis 2010 sur une évaluation complète des risques posés par l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels (gaz et huiles de schiste, ainsi que gaz de couche ou coalbed methane) sur les ressources en eau. Prévue pour 2012, annoncée en 2013, repoussée à 2014, la publication de cette étude qui pourrait sceller le sort de cette industrie ou la propulser encore plus haut vient à nouveau d’être repoussée. L’agence fédérale vient en effet d’annoncer qu’elle la dévoilerait en 2016. Une version d’étape sera néanmoins rendue publique à la fin 2014.

 

Pour l’heure, a indiqué Jeanne Briskin, coordinatrice du projet de recherche à l’EPA, 9 énergéticiens et 9 prestataires de services ont coopéré à ce travail. Près de 1.000 produits chimiques utilisés dans le processus de fracturation hydraulique ont déjà été identifiés, avec des échantillons prélevés dans 4 Etats très actifs (Pennsylvanie, Colorado, Nord Dakota et Texas). Des analyses sont effectuées avant le lancement des forages, pendant et après, détaille l’EPA sur son site internet.

 

Par ailleurs, on a appris au même moment qu’une étude réalisée pendant trois ans dans l’Etat du Wyoming –et qui avait mis en évidence des contaminations des aquifères par des hydrocarbures, des composés volatiles et semi volatiles- ne sera pas incluse dans le rapport final. L’EPA a annoncé qu’elle renonçait à terminer et à faire valider son rapport d’étape. Il s’agissait de l’un des seuls exemples documentés de contamination, dont la méthodologie avait été très critiquée par les foreurs. C’est l’Etat du Wyoming qui va désormais mener les investigations, main dans la main avec Encana. Il s’agit d’un des plus gros producteurs de gaz du pays, qui va abonder cette recherche à hauteur de 1,5 million de dollars (1,15 million d’euros). Une décision saluée par un syndicat de foreurs américains. «L’EPA doit améliorer son travail car une autre étude défectueuse sur l’eau pourrait avoir un impact énorme sur la façon dont notre pays développe ses immenses ressources énergétiques», a indiqué Erik Milito, l’un de ses membres. «L’EPA est contrainte, sous la pression politique, de faire machine arrière sur des données solides qui démontrent que le développement du gaz et du pétrole par la fracturation hydraulique est un risque pour la santé publique», a déclaré Alan Septoff, porte-parole de l’association écologiste Earthworks.



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