L’éolien pourrait produire 20% de l’électricité mondiale

Le 19 octobre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Des éoliennes, bientôt sur tous les toits ?
Des éoliennes, bientôt sur tous les toits ?
VLDT

En une trentaine d’années, l’éolien pourrait quintupler sa part de marché dans la production d’électricité, estime le GWEC.

Petit éolien devient-il grand? A la fin de l’année passée, les aérogénérateurs ont injecté 4% du courant consommé dans le monde[1]. Et malgré les investissements colossaux réalisés ces dernières années, cette énergie renouvelable ne devrait pas jouer de rôle majeur dans la production d’électricité avant un certain temps.

Sauf que les temps changent vite, rappelle le conseil mondial de l’éolien (GWEC). Dans sa dernière étude prospective, le lobby mondial de la turbine estime qu’éolien terrestre et éolien maritime pourraient peser d’un poids bien plus lourd qu’aujourd’hui dans les prochaines années. Et ce pour plusieurs raisons.

Subventions aux fossiles

Les subventions aux énergies fossiles sont dans le collimateur des Etats. Le renchérissement des prix du charbon, du gaz et du pétrole améliorera, mécaniquement, la compétitivité des renouvelables. D’autant que celle-ci progresse très vite. Sur le marché américain, le coût de l’éolien a chuté de 66% ces 6 dernières années, soulignait en juin une étude de l’association de l’énergie éolienne américaine.

Baisse des prix

Cette compétitivité pourra être renforcée par la tarification progressive des émissions de gaz à effet de serre, qui, elle aussi, renchérira le prix du fossile. Progrès technique et effet d’échelle aidant, les coûts de production de l’éolien vont poursuivre leur descente. Hors raccordement, le coût du mégawattheure (MWh) oscille actuellement entre 140 (éolien flottant) et 50 euros (éolien terrestre). Dans une quinzaine d’années, un MWh d’origine maritime coûtera moins de 100 €.

Accord de Paris

Bien sûr, la grande évolution est à venir, portée par la transition énergétique imposée par l’Accord de Paris et les contributions climatiques nationales (NDC). En se basant sur plusieurs scénarios[2], le GWEC tente de dresser une feuille de route de l’éolien pour 2020, 2030 et 2050. Selon la volonté politique, les moyens financiers mis en œuvre, l’évolution réglementaire, les projections diffèrent. Mais restent favorables à l’industrie éolienne.

20% de la production mondiale

Pour 2030, les capacités installées varient ainsi de 1.259 à 2.110 gigawatts électriques -Gwe- (contre 432 GW en 2015). Chiffres qui pourraient osciller entre 2052 et 3.720 GWe, en 2040, pour atteindre 5.805 GWe, en 2050. Quel que soit le rythme de mise en service, les grands équilibres seront respectés: la Chine disposera, grosso modo, d’un bon tiers du parc mondial, devant l’Europe occidentale (21 à 28%), l’Amérique du Nord (20 à 22%). La part de l’Inde variant entre 8 et 9%.

Très logiquement, les parts de marché de l’éolien devraient significativement progresser. De 7% à 9% en 2020, elles pourraient atteindre 20% dès 2030. Et pourquoi pas dépasser les 40% en 2050? De quoi éviter lors l’émission de près de 10 milliards de tonnes de CO2 par an, estime le GWEC.



[1] Ce qui n’interdit pas à l’éolien de fournir 40% de l’électricité danoise et plus de 20% du courant portugais ou irlandais.

[2] Deux scénarios de l’AIE (450 et NPS) et deux scénarios du GWEC, l’un tendanciel et l’autre accéléré.

 



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