L’éolien offshore: un débat public particulier

Le 20 mars 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pour Claude Brévan, le projet de Courseulles est déjà bien accepté par les professionnels locaux.
Pour Claude Brévan, le projet de Courseulles est déjà bien accepté par les professionnels locaux.
CNDP

Architecte, membre de la commission du dialogue sur le futur aéroport du Grand Ouest, Claude Brévan préside aussi aux destinées de la commission particulière du débat public du futur parc éolien marin de Courseulles-sur-Mer (Calvados), l'un des quatre projets de parcs éoliens offshore, avec ceux de Saint-Brieuc, de Fécamp et de Saint-Nazaire. Pour le JDLE, l’ancienne déléguée interministérielle à la ville explique les particularités de ce débat.

Comment va se passer ce débat public, l’un des premiers à statuer sur un projet de parc éolien offshore?

Sur la forme, il se passera de la manière habituelle: il y aura une quinzaine de réunions publiques, entre le 20 mars et le 20 juillet, après quoi la commission rendra son rapport.

Et sur le fond?

Ce débat est particulier, car la concertation a commencé très en amont. Certes, le grand public n’a peut-être pas entendu ce projet de parc qui prévoit l’implantation, à une dizaine de kilomètres au large de Courseulles-sur-Mer, de 75 éoliennes de 6 mégawatts, mais la plupart des professionnels locaux le connaissent déjà.

Leur opinion?

Dans les réunions préparatoires que nous avons conduites, nous avons constaté que ce projet bénéficie d’une bonne acceptabilité. Les pêcheurs ne sont pas enchantés par l’implantation de ces éoliennes, mais ils ont conscience que tout a été fait pour en diminuer les impacts. Toutefois, nous allons mener des réunions spécifiques sur les thématiques importantes que sont les impacts économiques, la pêche, la sécurité maritime et aérienne, le raccordement au réseau, le bilan carbone de l’installation. Nous avons aussi souhaité qu’une réunion se déroule durant les grandes vacances d’été, de sorte que les vacanciers puissent y participer. Ce projet se situe en face de certaines des plages du débarquement en Normandie.

Cela a-t-il suscité des réactions?

Absolument. Nous avons d’ailleurs contacté à ce propos des représentants d’associations de vétérans. Ils se sont montrés un peu réticents, mais compréhensifs. Et nous mènerons une réunion sur l’aspect mémoriel et la protection de l’environnement à Arromanches (Calvados), haut lieu du débarquement.

Il n’est pas prévu un «transport» du débat en mer?

Non, d’ailleurs nous ne verrions pas grand-chose. Il est difficile de se représenter en pleine mer, un quadrilatère de 50 km2. En revanche, nous disposerons de simulations, réalisées par le porteur du projet, pour visualiser l’impact paysager du parc, vu depuis la côte.



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