L’éolien offshore anglais pourrait tourner court

Le 19 avril 2005 par Enerpresse
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Eolien
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La moitié de l’ambitieux programme britannique en faveur du développement des énergies renouvelables repose sur l’offshore éolien. Ce dernier devrait en effet porter près de la moitié des capacités vertes anglaises (au moins 40%), qui devraient représenter 10% de la demande en 2010 et 20%, 10 ans plus tard.

Et c'est là que le bât blesse! Car il apparaît de plus en plus aux analystes du secteur que les retards pris dans la construction des dizaines de parcs sur les côtes anglaises ne permettront pas à Londres de remplir ses propres objectifs en termes d'énergies renouvelables (ENR). Pour Mark Woodall, de l'institut financier Climate change capital, «dans les circonstances économiques actuelles, l'offshore éolien n'atteindra pas les 3-4 gigawatts (GW) auxquels le gouvernement s'attend.» Sans oublier les nombreux obstacles: de la découverte de dizaines de nichées d'oiseaux en mer d'Irlande, en passant par les difficultés faites par l'armée britannique et ses radars, et la complexité à financer les raccordements au réseau.



Les deux premiers projet privés et pilotes tournent sur les côtes du Norfolk et au nord du Pays de Galles. Néanmoins, 17 parcs, initiés lors de l'appel d'offres de 2001, devaient être achevés d'ici à juillet prochain. Mais, selon le Crown Estate, qui délivre les licences d'exploitation, tous ne seront pas prêts dans les temps. Une situation confirmée par la British wind energy association (BWEA). Pour la profession outre-Manche, une dizaine de parcs seulement seront achevés d'ici à la date butoir de 2007. Quant aux grands projets acceptés lors du deuxième appel d'offres -deux en mer d'Irlande et celui, géant, de l'estuaire de la Tamise (1.000 MW)-, le retard est lié à la difficulté de financer les lignes d'évacuation du courant vers le réseau de transport.



Or, leNational Grid, le gestionnaire des lignes THT britanniques, devrait d'ores et déjà commencer les travaux si Londres veut avoir une chance de parvenir à raccorder ces parcs en temps et en heure, signale la BWEA. En outre, il en coûtera plus d'un milliard de livres (1,5 milliard d'euros) pour ces vastes projets. Comme le Grid doit disposer de garanties des producteurs pour édifier ces nouvelles lignes et que les développeurs éoliens ne peuvent se le permettre, il a peu d'incitation à investir rapidement, malgré les pressions de plus en plus fortes d'Ofgem, le régulateur, et du ministère, le DTI.




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