L’éolien français reprend son vol

Le 16 janvier 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'an passé, Vergnet n'a raccordé aucune éolienne.
L'an passé, Vergnet n'a raccordé aucune éolienne.
Vergnet

Après quatre années consécutives de baisse, les raccordements de parcs éoliens sont repartis à la hausse dans l’Hexagone. Avec 1.024 MW mis en service, l’an dernier, la France franchit le seuil tout symbolique des 9 GW installés, se félicite France Energie Eolienne (FEE), dans un communiqué. En 2013, 630 MW, seulement, avaient été installés.

De l’avis du lobby éolien, ce rebond est imputable à la sécurisation du tarif d’achat réglementé et l’adoption de la loi Brottes (2013) qui supprimait les zones de développement éolien et le seuil de 5 mâts pour la construction d’un parc éolien: «Ces simplifications juridiques ont rapidement porté leurs fruits.»

Mais il faudra mieux faire encore. La programmation pluriannuelle des investissements électriques fixe à 25.000 MW l’objectif éolien que la France devra atteindre d’ici à 2020. Pour l’atteindre, les industriels doivent mette en batterie 1.600 MW/an, un chiffre jamais encore atteint.

Pour accélérer la cadence, FEE propose d’amender le projet de loi sur la transition. Réforme des aides d’Etat oblige: le texte concocté par les services de Ségolène Royal propose d’abandonner les tarifs d’achat dès le 1er janvier prochain. «Or, cette décision ne s’applique pas au cas de l’éolien terrestre, pour lequel le tarif réglementé est valide aux yeux de la Commission européenne pour 10 ans.»

Le ministère de l'Ecologie et de l'Energie a, en partie, répondu aux attentes de la FEE. Dans un communiqué, publié vendredi 16 janvier, Ségolène Royal dévoile le futur mécanisme de soutien aux énergies renouvelables.

Comme déjà annoncé lors de la présentation du projet de loi sur la transition énergétique, les tarifs d'achat seront maintenus pour les petites installations alors que les grandes installations passeront sous le régime de vente sur le marché associé à une prime.

Cette prime sera «variable et ex post», a précisé le ministère à l'AFP, c'est-à-dire versée aux producteurs après qu'ils aient vendu leur électricité et afin de compenser la différence entre le prix de marché et un prix cible qui assure une rentabilité correcte de leur investissement.

Dans le système actuel, EDF a l'obligation de racheter l'électricité produite par des énergies renouvelables à un tarif supérieur au prix de marché. Il atteint par exemple 82 euros le mégawattheure pour l'éolien. Le surcoût de cette aide est ensuite répercuté au consommateur final d'électricité via la Contribution au service public de l'électricité (CSPE), une taxe sur la facture d'électricité.

La loi sur la transition énergétique examinée début février au Sénat pose le principe du remplacement de ces tarifs d'achat bonifiés par un prix de marché augmenté d'une prime, sans plus de précision. Les professionnels du secteur demandaient une différenciation entre les petites et les grandes installations, les petites productions étant plus difficiles à vendre sur le marché.

 



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