L’environnement industriel de l’Ile-de-France s’améliore, mais lentement

Le 14 juin 2011 par Célia Fontaine
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La Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee) d’Ile-de-France a publié le 10 juin un bilan de la maîtrise des risques industriels dans la région sur la période 2009-2010.

La situation est en constante amélioration, estime la Driee, qui regroupe 5 anciennes entités[1].
 
Les inspecteurs des installations classées pour l’environnement, souvent considérés comme pas assez nombreux sur le territoire pour contrôler les 2.434 installations classées soumises à autorisation, ont réalisé, en 2010, 1.856 visites d’inspection. 132 inspecteurs sont regroupés dans les unités territoriales de la Driee, mais aussi dans les directions départementales de la protection des populations (DDPP), en charge des élevages et de l’agroalimentaire. «Leurs actions quotidiennes permettent de réduire et prévenir les risques accidentels, les émissions industrielles et les pollutions», rappelle Bernard Doroszczuk, directeur régional et interdépartemental de l’environnement et de l’énergie et chef du pôle Environnement et développement durable.
 
En ce qui concerne la prévention des risques industriels, fin 2010, 27 plans de prévention des risques technologiques (PPRT) ont été prescrits par arrêté préfectoral et 6 ont été approuvés. «Leur mise en œuvre autour des sites Seveso permet de limiter l’exposition de la population aux conséquences des accidents», elle reste donc la priorité, peut-on lire dans un communiqué du préfet de la région d’Ile-de-France du 10 juin.
 
Les émissions polluantes ont diminué de façon significative dans la région, notamment grâce à la réduction des rejets industriels. Sont concernés aussi bien les composés organiques volatils (COV) que le dioxyde de soufre (SO2) ou les oxydes d’azote (Nox). Cependant, il ne faut pas oublier qu’entre 1,8 et 3,6 millions de Franciliens sont potentiellement exposés à des niveaux de pollution atmosphérique qui ne respectent pas la règlementation, soit 15% de la population, indiquait Airparif le 30 mars dernier (dans le JDLE). Il y a encore de gros progrès à réaliser pour pouvoir respirer un air sain en Ile-de-France.
 
La Driee se félicite également de l’élaboration du deuxième plan régional Santé-environnement. «Il sera approuvé au deuxième semestre 2011, à l'issue d'une phase de consultation, pour une mise en œuvre en 2012», précise le communiqué.
 
Du côté de la gestion des déchets, suite au Grenelle de l’environnement, une action spécifique d'accompagnement de la mise en place de la nouvelle nomenclature des installations classées relatives au traitement des déchets a été menée par la Driee. Cette dernière est en effet membre des commissions consultatives des différents plans inhérents à la gestion des déchets portés par les collectivités locales.
 
La protection des ressources en eau en Ile-de-France est un autre sujet de préoccupation. Les besoins en eau potable et la densité des réseaux de distribution interconnectés sont en effet très élevés dans la région. «Environ 130 établissements à autorisation ont vu leur arrêté d’autorisation modifié en 2009 pour intégrer une partie relative à la surveillance et à la diminution des substances dangereuses dans leurs rejets aqueux», précise le document. Ces établissements sont principalement ceux qui sont visés par la directive IPPC (Integrated Pollution Prevention and Control) et les établissements ayant un fort impact sur le milieu aquatique. A l’horizon 2012, tous les établissements soumis à autorisation ayant des rejets aqueux industriels (et pluviaux si ces eaux sont susceptibles d’être souillées par l’activité de l’établissement) verront leur arrêté préfectoral modifié pour intégrer un chapitre relatif à l’action nationale de recherche et de réduction des rejets de substances dangereuses dans l’eau (RSDE).
 
En 2011, les priorités restent la maîtrise des risques accidentels, avec notamment un objectif ambitieux d’approbation des PPRT et de mise en œuvre de la réforme anti-endommagement pour les canalisations, mais aussi la réduction des risques chroniques, notamment par l’action de réduction des substances dangereuses du plan national Santé et environnement II, la suppression des transformateurs PCB ou encore la révision du plan de protection de l’atmosphère (PPA).
 


[1] la Direction régionale de l’environnement (Diren), le Service interdépartemental de l’inspection des installations classées (STIIIC), le service Eau/environnement du Service de la navigation de la Seine (SNS), les services de la police de l’eau des directions départementales de l’équipement (DDE) de petite couronne et la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (hors activités métrologie et développement industriel)


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