L’environnement goûtera aussi aux joies de la rigueur

Le 07 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il fallait s’y attendre. Après le quasi-désastre grec, les atermoiements italiens, il fallait que la France donne l’exemple pour rassurer les marchés. C’est chose faite. Ce lundi 7 novembre, le Premier ministre a annoncé une série de mesures qui permettront de réaliser 17,4 milliards d’euros d’économie d’ici 2016, dont 7 milliards dès l’an prochain. Ce nouveau plan de rigueur succède à celui déjà présenté le 24 août dernier.
 
Parmi les mesures les plus spectaculaires figurent, notamment, l’avancement d’un an de l’application du passage à la retraite à 62 ans, la hausse à 7% du taux réduit de la TVA (sauf pour l’énergie, l’alimentation et les produits et services destinés aux handicapés), de nouvelles baisses des dépenses publiques, la réduction des niches fiscales…
 
Parmi celles-ci, le prêt à taux zéro sera désormais recentré sur le neuf. «En recentrant ce prêt sur le logement neuf, le gouvernement risque de bloquer les transactions dans l’ancien, qui représentent plus de la moitié du marché», souligne René Pallincourt, président de la Fnaim. Et de réduire d’autant la rénovation thermique du parc existant, toujours aussi énergivore.
 
Par ailleurs, le crédit d’impôt Développement durable devrait lui aussi être raboté de 20%. Ce qui devrait, là aussi, réduire les investissements des particuliers en faveur de l’amélioration de l’efficacité énergétique de leur logement.
 
Perfides, les sénateurs soulignent qu’il existe bien d’autres voies pour accroître les ressources d’un Etat en «quasi-faillite», pour reprendre les termes de François Fillon.
 
Dans son dernier rapport, la sénatrice (PS) Nicole Bricq rappelle que l’Etat consacre 5,8 Md€ par an à soutenir la consommation de carburants et de combustibles fossiles.
 
Pour avoir tardé à accroître le malus automobile, le système du bonus-malus automobile accuse un déficit cumulé de 1,5 Md€ pour les 4 dernières années. Cher pour un dispositif prévu pour être «financièrement neutre».
 
En revanche, les simulations pour l’instauration de la contribution Climat-énergie prévoyaient 8 Md€ de recettes dès la première année. Pas sûr que le gel des salaires du président de la République et des membres du gouvernement, décidé par le Premier ministre, soit d’un tel rendement.


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