L’environnement en Bulgarie et en Roumanie

Le 25 avril 2006 par Claire Avignon
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Moins d’un an avant leur intégration à l’Union européenne, le Commissaire européen en charge de l’environnement, Stavros Dimas, s’est rendu en Bulgarie et en Roumanie pour faire le point sur la reprise de l’acquis communautaire en matière d’environnement des deux futurs Etats membres.

Les 10 et 11 avril, Stavros Dimas a délivré un bilan contrasté de la mise en place de l'arsenal législatif européen en environnement de la Bulgarie et de la Roumanie. Ces deux prochains Etats membres devraient être intégrés dès le 1er janvier 2007. «La Bulgarie a fait des efforts significatifs. Etant donnée l'importance de la législation environnementale, vous pouvez être fier de ce que vous avez déjà accompli», a déclaré le commissaire le 10 avril dans un discours prononcé à la nouvelle université bulgare. Le lendemain, dans son discours à l'Institut européen de Roumanie, le Commissaire a estimé que «la Roumanie a réalisé de réels progrès».

Toutefois, beaucoup reste à faire. La Bulgarie doit renforcer sa capacité administrative à mettre en oeuvre la réglementation européenne, notamment à l'échelle régionale et locale. «Et il y a 3 secteurs législatifs –les déchets, l'eau et la législation horizontale- pour lesquels la transposition a toujours besoin d'être complétée et l'exécution assurée.» Malgré le ton optimiste du Commissaire, l'eau et les déchets sont tout de même les deux chantiers environnementaux les plus importants du processus d'adhésion des Etats membres, en termes réglementaires et économiques. Du côté roumain, si le pays a réalisé des progrès depuis 2004, où on lui avait reproché la mauvaise transposition de la prévention et de la réduction intégrées de la pollution, Stavros Dimas exige encore des efforts en ce qui concerne la gestion des déchets, notamment la planification et la clarification des responsabilités entre les différentes autorités.

Le peu d'avancement de certains dossiers semble dû au problème de financement. Les infrastructures nécessaires pour l'eau et les déchets sont en partie réglées par les fonds européens, mais une fraction reste toujours à la charge des Etats. C'est pourquoi le Commissaire a insisté sur les bénéfices créés par une mise aux normes. «Les bénéfices économiques que la Bulgarie va récolter de la mise en oeuvre des textes européens sont estimés entre 300 millions et 2 milliards d'euros par an», affirme le représentant de l'Union européenne.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus