L’environnement aura aussi de grands équipements de recherche

Le 24 janvier 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a dévoilé, jeudi 20 janvier, les 52 projets lauréats de la première vague de l'appel à projets « Equipements d'excellence ».

 

Doté d'un milliard d'euros, cet appel à projets permettra aux laboratoires français d'acquérir des équipements scientifiques de pointe pour réaliser des travaux de recherche au meilleur niveau mondial, au service de l'accroissement des connaissances et de l'innovation, indique le ministère de la recherche dans un communiqué.

 

336 projets ont été évalués et sur la base des recommandations d'un jury international, présidé par Philippe Le Prestre, directeur de l'institut Hydro-Québec (Canada), 52 projets ont donc été retenus.

 

260 M€ sont immédiatement utilisables et destinés à l'achat des équipements nécessaires aux projets retenus, et ainsi répartis : 24 projets de 1 à 5 M€, 16 projets de 5 à 10 M€, et 12 projets de plus de 10 M€.

 

80 M€, issus du placement des dotations non consomptibles, seront versés aux bénéficiaires des projets pendant 10 ans, afin d'assurer le financement des équipements de recherche dans la durée, ainsi que leur entretien et leur fonctionnement.

 

Si la biologie se taille la part léonine (29 % du nombre des projets retenus pour près de 90 M€), l’environnement n’a pas été oublié dans l’affaire : 8 projets, pour une dotation de 65,7 M€, dont 10 M€ pour le projet Noema.

 

Présenté par l’université Paul Cézanne, Aster-Cerege prévoit l’acquisition d’un spectromètre de masse multi-collecteur à source plasma, d’un spectromètre de masse par accélérateur et d’une source d’ions haute sensibilité. Cette plate-forme d’équipements permettra aux climatologues de quantifier avec une grande précision les éléments chimiques traceurs des variations du climat et de l’impact des activités humaines. Ce qui permettra une meilleure compréhension des évolutions du climat dans le passé et améliorera les prévisions climatiques pour les décennies à venir.

 

Porté par l’université Joseph Fourier de Grenoble, ExoX vise à la construction d’un nouveau type de synchrotron permettant de détecter plus finement la présence de métaux lourds dans les milieux naturels et de mesurer leur toxicité pour l'homme.

 

Avec Geosud, le Cemagref prévoit de mettre à disposition des décideurs, des urbanistes et des protecteurs de l’environnement une couverture satellitaire de l'ensemble du territoire français (images à différentes dates et par différents capteurs), avec une attention particulière apportée aux milieux urbains.

 

Baptisé Iaoos (pour Ice Atmosphere, Arctic Ocean Observing System en bon français), le projet du Laboratoire d'oce?anographie et du climat propose de mettre à l’eau 15 plates-formes flottantes dans l’océan Arctique. Ces engins mesureront en continu plusieurs paramètres sur la colonne d’eau, depuis la surface jusqu’à 800mètres de profondeur (température, salinité, épaisseur de la couche de glace de mer et de neige), et sur l’atmosphère (bilan radiatif). Ces meures permettront d’améliorer les modèles de prédiction du climat dans la zone arctique.

 

Naos (pour Novel Argo Ocean observing System) prévoit d’accroître de 135 flotteurs la participation française au réseau mondial de stations de mesure de la température et de la salinité des océans. Présenté par l’Ifremer, ce projet contribuera à une prédiction plus fiable des conséquences du changement climatique sur la vie quotidienne.

 

Curieusement labellisé « environnement », Noema (CNRS-Insu) vise à doubler la capacité de l’interféromètre du plateau de Bure : un outil qui sert à l’étude des galaxies lointaines et non de notre environnement proche.

 

Plus écologique que le précédent, Planaqua (ENS) prévoit la construction d’un équipement de recherche pour mesurer l’impact de certaines activités humaines sur l’écologie et la biodiversité des lacs et rivières.

 

Initié par l’Inra, Xyloforest vise à constituer une plateforme de recherche multidisciplinaire s’intéressant à la question des ressources forestières dans tous ses aspects : génomique des arbres, écologie des plantations forestières, chimie du bois.



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