L’empreinte écologique encore retoquée

Le 21 janvier 2009 par Sonia Pignet
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Examinée mardi 20 janvier à l’Assemblée nationale, la proposition de loi pour réduire l’empreinte écologique de la France a été rejetée en première lecture. Déposée le 6 janvier par Yves Cochet et plusieurs de ses collègues, elle proposait d’adopter l’empreinte écologique comme outil d’évaluation des objectifs et résultats des politiques mises en œuvre pour lutter contre le changement climatique, préserver la biodiversité et les paysages, et contribuer à un environnement respectueux de la santé. L’empreinte écologique mesure la surface biologiquement productive nécessaire pour produire les ressources consommées par une population donnée, et absorber les déchets qu’elle produit.

La proposition de loi suggérait notamment que la France s’engage à diviser par deux son empreinte écologique entre 2009 et 2025 (les modalités de calcul de cet étalon de mesure auraient été définies par décret), et que les programmes d’enseignement scolaire incluent ce concept.

Dans un premier temps (le 14 janvier), la Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire avait décidé de ne pas examiner les articles, «l’instrument proposé [étant], à ce stade, insuffisant», avait estimé son président Patrick Ollier. Une réponse peu surprenante, Yves Cochet ayant déjà essayé, vainement, de faire passer cette idée lors des discussions du Grenelle I, sous forme d’amendements. «Cette proposition de loi repose sur de bonnes intentions globalement partagées, mais aujourd’hui il n’est pas possible d’aller plus loin», a résumé le député Christian Jacob, membre de la Commission.
Mardi, l’Assemblée nationale a donc partagé le manque d’engouement de la Commission. Motif invoqué par les députés: il faut attendre la conclusion des travaux menés pour affiner cette notion et la normaliser. L’empreinte écologique est en effet l’objet de différents travaux, au Commissariat général du développement durable (qui devrait remettre son analyse du dispositif à Jean-Louis Borloo d’ici avril), au Conseil économique, social, et environnement, ainsi qu’à la commission Stiglitz chargée par Nicolas Sarkozy de réfléchir à des indicateurs autres que le PIB.


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