L’empreinte carbone, pierre angulaire des politiques publiques pour le Cese

Le 24 mai 2017 par Marine Jobert
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Le dumping environnemental pourrait apparaître sur l'étiquette.
Le dumping environnemental pourrait apparaître sur l'étiquette.
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Dans son rapport annuel sur l’état de la France, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) plaide pour donner une place réelle à l’empreinte carbone dans les politiques publiques.

«Le faible niveau de nos émissions territoriales donne une image trop flatteuse de l’impact des Français sur le climat mondial que le haut niveau des émissions importées oblige à corriger.» Voilà les cocoricos climatiques rhabillés pour l’hiver par le Cese. C’est que notre empreinte carbone hexagonale est trompeuse, puisque la France est l’un des pays développés où l’écart entre le niveau des émissions territoriales et celui des émissions liées à la consommation est le plus élevé. Dans ces conditions, tenir le Facteur 4 à horizon 2050 avec l’empreinte carbone actuelle sera tout bonnement impossible.

L’empreinte carbone, késako? Considérée comme un indicateur de richesse à prendre en considération pour la définition des politiques publiques, elle comptabilise l’ensemble des émissions induites par la consommation intérieure de biens et services, qu’ils soient produits dans le pays ou importés. Elle intègre donc les émissions directes des ménages, essentiellement liées à la combustion d’énergies fossiles, celles issues de la production intérieure et celles associées aux produits importés. En revanche, les émissions liées aux exportations sont déduites.

 

 

L’empreinte carbone par la fiche de paie

Pour autant, le Cese souhaite asseoir l’empreinte carbone comme un élément central des politiques publiques en matière climatique, au côté des émissions territoriales. Et il y a «urgence absolue à (…) accélérer la mise en œuvre de toutes les politiques publiques susceptibles de réduire cette empreinte», vu l’écart important entre le niveau de cette empreinte et l’objectif 2050. Le Cese préconise en outre que soit régulièrement publié un découpage sectoriel couvrant les grands domaines de la consommation (habitat, transports, alimentation...), avec une déclinaison au plan territorial, notamment régional et -original- par tranche de revenus.

Contre le dumping environnemental

Le Cese plaide également pour que la revendication d’un étiquetage normalisé de l’empreinte carbone des produits soit portée jusqu’à Bruxelles. «Un tel étiquetage serait utile tout d’abord pour informer les consommateurs des conséquences sur le climat de leurs achats, mais aussi en vue de l’établissement d’une éventuelle taxe carbone aux frontières de l’Union si une telle mesure s’avérait nécessaire pour protéger les producteurs européens d’un possible dumping environnemental de certains de nos partenaires commerciaux.»

 

 

 

 

 



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