L’empire du solaire levant

Le 26 août 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Fukushima a poussé Tokyo à développer les énergies renouvelables.
Fukushima a poussé Tokyo à développer les énergies renouvelables.

Traumatisé par la catastrophe de Fukushima Dai-Ichi, le Japon vient d’adopter une loi qui va soutenir le développement des énergies renouvelables.

Avant de démissionner, le premier ministre Naoto Kan l’avait promis. Pour réduire la place laissée jusqu’alors à l’énergie nucléaire (30% de la production d’électricité nippone), il ferait adopter une loi soutenant le développement des énergies renouvelables (ENR). C’est chose faite ! Vendredi, trois jours après la chambre basse du parlement, le sénat a voté la loi sur les ENR. Un texte plutôt ambitieux.
 
Il institue deux principes bien connus des promoteurs des énergies « vertes » européens : l’obligation faite aux compagnies électriques de racheter le courant produit par les installations de production décentralisées et les tarifs de rachat.
 
Dès le 1er juillet 2012, les puissantes compagnies d’électricité nippones vont devoir acheter, à un prix fixé par le ministère du Commerce et de l’industrie (et non par une commission indépendante comme prévu initialement), les kWh injectés sur le réseau par des centrales photovoltaïques, éoliennes ou à géothermie.
 
Selon Bloomberg, les électrons d’origine éolienne ou géothermique seront facturés à Tepco ou Kepco 20 yens/kWh, soit environ 18 cents. Et ce, 15 années durant. Le prix régulé de l’électricité photovoltaïque n’est pas encore arrêté.
 
Selon des calculs réalisés par le parti démocrate japonais, le développement des renouvelables « électriques » devrait alourdir le montant de la facture d’électricité de 180 yens par mois (1,62 euro) de chaque foyer japonais.
 
Au total, l’empire du soleil levant prévoit d’investir quelques 10.000 milliards de yens (90 milliards d’euros), d’ici à 2020, dans le développement des sources de production d’énergie utilisant les ENR.
 
Selon les statistiques de 2008 (les dernières disponibles), seule 9% de l’électricité nippone est produite à partir d’éoliennes, de panneaux photovoltaïques, de centrales hydroélectriques ou d’installations géothermiques.
 
Dans un entretien accordé à la presse japonaise, le gouverneur de la région de Kanagawa a indiqué vouloir mettre en service 6.600 MW de capacité de production photovoltaïques au cours des prochaines années. Soit l’équivalent du tiers de la puissance des barrages hydroélectriques déjà en service.
 
Parallèlement, Tokyo poursuit la construction et la mise en service de centrales hydroélectriques de grande puissance, telles celles d’Omarugawa (1.200 MW) ou de Kannagawa (2.350 MW).

 



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