L'élimination des POP en discussion

Le 02 mai 2005 par Christine Sévillano
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Usine asphalte
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Les parties de la Convention de Stockholm, entrée en vigueur le 17 mai 2004, sont réunies pour débattre des meilleurs moyens de réduire et de d'éliminer les polluants organiques persistants (POP). Certains posent des problèmes industriels, voire sanitaires.

A partir de lundi, la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP) se réunit à Punta del Este (Uruguay) jusqu'au 6 mai, soit quelque 800 représentants et observateurs de 130 pays. Entrée en vigueur le 17 mai 2004, la Convention vise à l'interdiction de 12 POP, neuf sont des pesticides (aldrin, chlordane, dichlorodiphényltrichloroéthane –DDT-, dieldrin, endrin, heptachlor, hexachlorobenzène, mirex et toxaphène), deux sont des substances chimiques industrielles (les polychlorobiphényles –PCB- et de nouveau le hexachlorobenzène), sans oublier les dioxines et les furannes. Très toxique, l'exposition aux POP est la cause de dommages sur les systèmes nerveux et immunitaire, de cancers et de troubles de la reproduction. Ils résistent dans l'environnement pendant des décennies, peuvent être transportés sur des longues distances et s'accumulent dans les organismes humains.

Lors de cette réunion, la Convention doit mettre en oeuvre les moyens pour lancer la campagne d'élimination, leur trouver des moyens de substitution, mais aussi identifier les produits qu'il faudra ajouter à la liste initiale. Premier défi: définir et affiner des orientations sur les meilleures techniques et pratiques pour diminuer les dioxines et les furannes. Les intervenants tablent sur des modifications des processus industriels et de la combustion, responsables des émissions de ces deux substances. Cela nécessite des investissements afin de trouver des procédés technologiques innovants. Autre axe de travail: l'abandon du DDT, un insecticide encore autorisé notamment pour lutter contre la malaria. Chaque année, outre les centaines de tonnes utilisées pour les cultures agricoles, 7.500 tonnes sont vaporisées en petites quantités à l'intérieur des murs. C'est le moyen le moins onéreux pour détruire les moustiques dans les zones habitées. La conférence devra donc évaluer le besoin des pays victimes de cette maladie et trouver des moyens d'actions alternatifs.

Elle doit aussi se concentrer sur l'élimination des POP termicides. A l'origine de la détérioration de bâtiments, de routes et de forêts, ces insectes coûteraient près de 23,1 milliards d'euros chaque année aux gouvernements, et rien qu'aux Etats-Unis, les dommages s'élèveraient entre 1,5 et 2,3 milliards d'euros. Les parties devront notamment statuer sur l'exception demandée par certains gouvernements pour trois POP termicides. Dernier dossier prioritaire: la dépollution des anciens transformateurs électriques et des autres équipements contenant des PCB. Ces substances doivent être éliminées et remplacées dans les 20 prochaines années, au plus tard en 2028. Une tâche délicate puisque les PCB ont pu contaminer les sols et les rivières.


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