L’Efsa rendra un avis sur les perturbateurs endocriniens en 2013

Le 01 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Va-t-on enfin savoir ?
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L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a annoncé, lundi 1er octobre, qu’elle donnerait un avis scientifique sur les risques pour la santé et l’environnement associés à la présence éventuelle de perturbateurs endocriniens dans la chaîne alimentaire.

«En coopération avec d’autres organes consultatifs scientifiques européens, le comité scientifique de l’Efsa entreprend un examen de toutes les informations scientifiques actuellement disponibles concernant les substances actives sur le système endocrinien (dont toutes ne présentent pas nécessairement des propriétés perturbatrices), en vue d’évaluer des approches possibles pour les identifier ainsi que des méthodes pour évaluer les dangers qu’elles peuvent représenter», indique l’Efsa sur son site.

Cet avis, poursuit-elle, sera fondé sur l’évaluation des informations existantes, des connaissances actuelles et des travaux scientifiques menés sur les substances qui ont une action sur le système endocrinien, notamment les travaux actuellement réalisés par l’Organisation pour la coopération économique et le développement, le rapport 2012 de la Commission européenne, intitulé «State of the Art Assessment of Endocrine Disrupters» et les comptes rendus du colloque scientifique organisé par l’Efsa en juin 2012 sur les effets des faibles doses en toxicologie et en évaluation des risques.

Le réseau Environnement-santé (RES) s’érige contre cette saisine. L’ONG estime que l’approche envisagée par l’institution européenne est trop proche de celle des industriels. «Il n’existe pas à ce jour de définition européenne pratique des PE et l’enjeu d’une telle définition est crucial. Le 'think-tank' des lobbies industriels, l’Ecetoc, défend une définition complexe qui inclurait par exemple une description des mécanismes d’action et une charge de la preuve très élevée sur la nocivité des effets. A l’opposé, les ONG souhaitent une définition simple et tournée vers l’action de précaution et de prévention, ce que préconisent aussi le rapport Kortenkamp commissionné par la DG Environnement et des sociétés savantes comme l’Endocrine Society», estime le RES, dans un communiqué.

«Le mandat confié à l’Efsa est une caricature de manœuvre en faveur des lobbies. L’Efsa n’a ni la légitimité, ni le crédit pour prendre des décisions qui relèvent du débat démocratique et de la politique de prévention sanitaire souhaitée par les citoyens et leurs représentants», estime Yannick Vicaire, chargé de mission au RES.



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