L’Efsa lance une nouvelle évaluation de l’exposition des Européens au BPA

Le 04 juillet 2013 par Marine Jobert
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L'enfant à naître et le jeune enfant, à protéger en priorité du BPA.
L'enfant à naître et le jeune enfant, à protéger en priorité du BPA.
DR


7 ans après avoir sa première évaluation de l’exposition au Bisphénol A (BPA) des populations via leur alimentation, l’agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) remet le couvert. Cette fois-ci, cette évaluation englobera les sources d’exposition alimentaires, mais aussi non alimentaires (c’est-à-dire le contact avec le papier thermique utilisé dans les supermarchés, l'inhalation et la poussière). Un processus qui va se dérouler en deux temps, et qui mettra à contribution tant les chercheurs que les industriels et les associations environnementales.

 

A partir de la mi-juillet et jusqu’à la mi-septembre, l’EFSA va lancer une première consultation publique, relative à l’évaluation actualisée et étendue de l'exposition BPA en Europe. «Toutes les parties prenantes et intéressées pourront soumettre leurs observations sur le projet d'évaluation de l'exposition grâce à une consultation publique en ligne», précise l’Efsa. Puis début 2014, l’Efsa organisera une seconde consultation publique «sur les aspects concernant la santé humaine de son évaluation des risques avant de finaliser son avis scientifique.» Elle précise que «dans un souci d'ouverture et de transparence, [elle] continuera de fournir des mises à jour régulières sur l'avancement de ces travaux scientifiques importants.»

 

Une annonce qui satisfait Yannick Vicaire, chargé de mission au Réseau Environnement-Santé (RES). «Le champ de cette consultation et des appels à contribution, c’est l’un des effets du rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation rendu en mai dernier, qui a identifié le risque préoccupant du papier thermique, tant pour les professionnelles que pour les clientes [JDLE]», explique t-il au Journal de l'environnement. Et de s’interroger sur les conséquences, dans cette évaluation lancée par l’Efsa, de la remise en cause par l’agence sanitaire française de la dose journalière admissible (DJA) [JDLE]. En effet, le rapport de l’Anses enterrait la DJA fixée par l’Efsa à 50 microgrammes (µg/kg) de poids corporel. Pour les seuls effets sur la glande mammaire, l’Anses faisait ainsi état d’un «repère toxicologique» 20.000 fois plus bas (0,0025 µg/kg).

 

 



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