L’efficacité énergétique des avions ne décolle pas

Le 12 septembre 2018 par Marine Jobert
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Quatre réacteurs plus gourmandes que deux.
Quatre réacteurs plus gourmandes que deux.

Depuis plusieurs années, l’intensité carbone des aéronefs a peu évolué. Avec toutefois de fortes disparités d’une compagnie à l’autre


A ceux qui compensent leurs voyages en avion, préférez la Norwegian Air Shuttle à la Bristish Airways: vous aurez moins d’arbres à planter. Car si la première affiche une efficacité énergétique supérieure d’un tiers à la moyenne de ses concurrents qui volent entre l’Europe et les Etats-Unis, la seconde se traîne 22% en-dessous. Au-delà du caractère presque anecdotique de ce classement, l’étude publiée ce 12 septembre par l’International Council on Clean Transport (ICCT) met en lumière les fortes disparités en terme d’efficacité énergétique parmi les 20 compagnies passées au crible. Au risque du décrochage, plus fort d’une année sur l’autre.


Pour expliquer cette tendance, l’ICCT a ausculté la consommation de carburant des aéronefs, le taux d’occupation des sièges, le facteur de charge passagers et la part du fret dans la charge utile totale. Et c’est bien la quantité de carburant brûlé qui fait la différence et explique presque 40% des variations dans l’efficacité énergétique d’une compagnie à une autre, suivie de la densité de remplissage des avions (un tiers). Est-ce à dire que l’efficacité énergétique ne s’est pas améliorée depuis 2014, date à laquelle les compagnies ont commencé à publier leurs performances? Là où elles transportaient, en moyenne, 33 passagers-kilomètre par litre, les compagnies aériennes en acheminent aujourd’hui… 34. Une différence somme toute minime.
Plus gros, plus gourmands
Last but not least: l’association tombeuse de Volkswagen souligne qu’il existe «une relation inverse entre la taille de l’aéronef et le rendement énergétique des opérations transatlantiques». Car plus la masse de l’aéronef augmente, plus la consommation de carburant bondit. Et ce principalement à cause des avions avec 4 les moteurs, qui sont généralement moins économes en carburant que ceux dotés de 2. Le meilleur emport des avions est pourtant souvent mis en avant pour amortir l’accroissement –inéluctable?- de l’aviation mondiale.

 

 

 



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