L’Ecosse et la Norvège renforcent leurs liens éoliens

Le 20 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Edimbourg, toujours en quête d’un moyen de mettre des distances avec Londres, renforce ses liens énergétiques avec la Norvège. Mardi 17 août, en visite à Oslo, le premier ministre écossais, Alex Salmond, a annoncé plusieurs accords liant des industriels des deux pays.

 

La filiale britannique de la compagnie norvégienne Hammerfest Strøm a passé commande à Burntisland Fabrication Limited d’une structure permettant d’installer au fond de la mer le premier exemplaire de la version commerciale de son hydrolienne (HS1000). D’un montant de 2 millions de livres (2,43 millions d’euros), ce contrat est en grande partie subventionné par le Carbon Trust britannique. La machine sera mise à l’eau l’an prochain, au large du Centre européen des énergies marines, situé dans les îles Orcades (EMEC, selon l'acronyme britannique). Si les essais sont concluants, Scottish Power entend acquérir 10 de ces engins sous-marins de 1 mégawatt (MW) de capacité unitaire pour les installer au fond du détroit séparant l’île de Islay du reste de l’Ecosse. Par la suite, la filiale d’Iberdrola pourrait acquérir 95 hydroliennes HS1000 pour équiper le fond du Pentland Firth, le détroit séparant l’Ecosse de l’archipel des Orcades.

 

Parallèlement, Alex Salmond a confirmé l’existence de pourparlers entre le gouvernement régional et Statoil pour expérimenter des éoliennes flottantes. Depuis juin 2009, le pétrogazier norvégien teste l’Hywind, une éolienne flottante de 2,3 MW de capacité, dont le prototype a été installé, à 10 kilomètres au large de Karmøy (Norvège). Composé d’une turbine Siemens et d’un flotteur mis au point par Technip, l’engin injecte des électrons sur le réseau depuis septembre dernier. Il est ancré par 200 mètres de fond.

 

Statoil entend tester l’Hywind dans d’autres contextes et à de plus grandes profondeurs. Le Scottish Development International et Marine Scotland proposent deux sites à l’industriel, l’un situé au large de Lewis et l’autre à quelques encablures de l’Aberdeenshire. La compagnie publique norvégienne a également été approchée par l’Etat américain du Maine. Statoil devrait prendre sa décision dans le courant de l’année prochaine.



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