L'économie circulaire plébiscitée par les entreprises européennes

Le 02 juin 2016 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
73% des entreprises européennes ont engagé une action au cours des 3 dernières années
73% des entreprises européennes ont engagé une action au cours des 3 dernières années

Publiée le 1er juin, une enquête[1] réalisée pour la Commission européenne affirme que plus de 70% des entreprises de l’UE mettent en œuvre une stratégie en matière d’économie circulaire.



[1] L’enquête a été réalisée par TNS du 18 au 27 avril 2016 auprès de 10.618 entreprises provenant des 28 Etats membres.

 

 

 

L’économie circulaire voit les choses en grand. Plus la taille et le chiffre d’affaires (CA) de l’entreprise sont importants, et plus il y a de chances qu’elle passe à l’acte. Ainsi 72% des petites entreprises sont concernées contre 89% des grandes structures (de 50 à 250 salariés), 69% des petits CA contre 80% des grands CA.

A noter que la France se situe exactement dans la moyenne européenne avec 74% des entreprises hexagonales engagées en matière d’économie circulaire.

Les trois pays européens où il existe le plus grand nombre d’entreprises engagées sont Malte, l’Irlande et le Luxembourg.

 

Déchets, énergie, ressources, eau

Concrètement, une entreprise européenne sur deux a entrepris de réduire ses déchets, de les réutiliser ou de les vendre au cours des trois dernières années. Autres stratégies, un peu moins partagées: 38% des sociétés ont œuvré pour réduire leur consommation d’énergie et 34% ont effectivement revu leurs produits ou leurs services pour réduire leur utilisation de ressources ou utiliser des matériaux recyclés.

Loin derrière, seulement 19% des entreprises européennes ont réduit leur consommation d’eau ou réutilisent davantage les eaux usées. Idem pour les énergies renouvelables, qui accusent un faible score, puisqu’elles ne sont choisies que par 16% des entreprises.

Sur le plan financier, la majorité des structures n’ont pas hésité à investir une partie de leur CA dans l’aventure (59% d’entre elles).

 

Trop complexe et trop cher

En revanche, 6 entreprises sur 10 ont rencontré une difficulté dans leurs démarches. Elles se sont ainsi heurtées à une procédure administrative ou juridique complexe (34% des cas), à un coût important pour respecter les normes (32%), ou à des problèmes de financement (27%).

 

Manque d’informations

Selon les Etats membres, il existe des incitations différentes en faveur de l’économie circulaire. 35% seulement des entreprises disent les connaître et 3% reconnaissent en avoir bénéficiées!

Seulement 1 entreprise sur 5 estime que l’information sur ces programmes gouvernementaux est suffisante. Par ailleurs, 1 structure sur 2 reconnaît n’avoir jamais recherché cette donnée.

Existe-t-il des financements alternatifs à disposition des entreprises? 58% d’entre elles pensent qu’il en existe au moins un dans leur pays, comme le capital-risque. Enfin un tiers d’entre elles ont accès à l’un des financements alternatifs comme les banques ‘vertes’ (citées en Belgique, Italie, Finlande, Luxembourg, Pays-Bas) ou le marché des capitaux (Autriche, Finlande, Allemagne). De quoi offrir aux Etats membres de nombreuses pistes d’action.

 

Paquet Economie circulaire: le Parlement précise ses ambitions
Le Parlement européen a publié, le 31 mai, un rapport précisant ses ambitions pour la révision des directives Déchets, dans le cadre du nouveau paquet Economie circulaire présenté le 2 décembre dernier par la Commission européenne.
Préparée par l’eurodéputée italienne Simona Bonafé (Alliance progressiste des socialistes et démocrates), cette stratégie est plus ambitieuse que celle de la Commission. Elle préconise une baisse de 10% des déchets municipaux entre 2014 et 2030 (La Commission n’en fixait aucune). Les secteurs du commerce et des services devront se fixer des objectifs de réduction, fin 2018 au plus tard. Les Européens devront diviser par deux le gaspillage alimentaire et la production de déchets marins en 2030. La directive Ecodesign devra aussi s’appliquer aux matériaux de construction, textiles et meubles. Enfin, 70% des déchets ménagers devront être recyclés ou réutilisés en 2030 et 80% des déchets d’emballages (contre respectivement 65% et 75% proposés par l’équipe Juncker). Ce rapport sera discuté le 15 juin au sein de la commission Environnement du Parlement européen.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus